
Les professionnels de l'agriculture tirent la sonnette d'alarme et crient à une mise en scène visant à mettre à genoux les petits fellahs.Les agriculteurs s'entendent pour dire que la production de pomme de terre, la reine de la table algérienne, est de plus en plus menacée, que ce soit par la sécheresse qui sévit ces derniers mois, ou les maladies qui se développent. La mauvaise qualité des engrais et des produits de traitement, la cherté des semences et autres pratiques bureaucratiques sont des facteurs qui freinent le processus du développement de l'agriculture dans la wilaya de Mascara.Loin des salons feutrés, les professionnels de l'agriculture tirent la sonnette d'alarme et crient à une mise en scène visant à mettre à genoux les petits fellahs. L'ensemble des agriculteurs rencontrés partagent la même vision : diminuer la superficie consacrée à la pomme de terre dans l'espoir de faire augmenter les prix pour faire face aux coûts, toujours plus élevés, des semences, des engrais et autres produits nécessaires.Selon un paysan de la région de Matmar, les prix des semences de pomme de terre, importées de Hollande, ne cessent de grimper. En outre, une grande partie des engrais et des produits de traitement, vendus à des prix qui ne permettent pas de réaliser des profits intéressants, est de mauvaise qualité. «La mauvaise qualité des produits de traitement se traduit par le faible rendement des cultures.Ces produits ne servent à rien et les fellahs sont purement et simplement arnaqués», nous dit un agriculteur de Mohammadia. «L'utilisation excessive des produits de traitement par les agriculteurs dans le but d'obtenir des rendements importants peut avoir des conséquences graves sur la santé des consommateurs», nous fait savoir un spécialiste de la santé.L'absence sur le terrain des spécialistes des institutions chargées d'accompagner et d'assister les agriculteurs est mise en relief. Même la Chambre de l'agriculture, censée être aux côtés des agriculteurs est au centre des critiques. Certains fellahs ont dénoncé purement et simplement ce qu'ils qualifient de «bureaucratie». «Pour avoir un document, certains fellahs sont contraints de faire plusieurs allers-retours», témoignent plusieurs agriculteurs des différentes localités de la wilaya. «La Californie de l'Algérie» promise par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le 7 avril 2014, se construit par les petits fellahs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelouahab Souag
Source : www.elwatan.com