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Alors que la production de l'été a dépassé plus de 3 millions de quintaux, les services de la DSA de la wilaya de Mascara prévoient une production dépassant le seuil de1,3 million de quintaux de pomme de terre d'arrière-saison sur la surface agricole ensemencée en ce produit agricole de large consommation sur une superficie de 4.500 hectares, selon ces dernières. En dépit de l'augmentation des moyens de stockage et d'entrepôt, des chambres froides, notamment celles de Tizi et de Mohammadia, après les travaux de réhabilitation et de mise à niveau qui ont coûté la bagatelle de 27 milliards de centimes, le problème de stockage demeure toujours posé en ce sens que ces structures ne répondent qu'aux besoins de la moitié de la production agricole de légumes de la wilaya, la production d'oignons, à titre illustratif, demeure toujours chez les producteurs, faute de disponibilité d'aires de stockage adéquates et suffisantes sur le territoire de la région et aussi du non-écoulement de ce produit par le biais de la commercialisation vers les régions limitrophes. Les besoins en eaux pour l'irrigation seront satisfaits après la mise en service des périmètres irrigués et aussi l'apport considérable d'exploitation du projet de dessalement MAO et le transfert des eaux à partir du barrage Gargar pour l'AEP, ce qui permettra, à coup sûr, d'exploiter les eaux superficielles de la région à des fins d'irrigation agricole. Ce qui permettra de rendre à la région de Béni Chougrane et la plaine de Ghriss, son lustre d'antan et sa renommée de première région productrice de pommes de terre. Avec ces conditions favorables, on compte étendre la surface agricole de pomme de terre de 10.000 hectares manuellement jusqu'à atteindre 30.000 hectares à l'horizon 2019 afin d'atteindre une production de 5 millions de quintaux, ajoutent les sources des services agricoles. La superficie de production de pomme de terre a vu une réduction de dix mille hectares durant les années 1970 et 1980, pour tomber à 6.000 hectares seulement en l'an 2000, à cause des mesures restrictives et l'interdiction faite aux fellahs de creuser des puits. Face à cette situation, un grand nombre de fellahs ont dû chercher d'autres terres agricoles dans d'autres régions compte tenu des facilités d'utilisation de puits profonds, comme la région Rechiga dans la wilaya de Tiaret, mais aussi les wilayas de Relizane et d'Aïn Defla et tout récemment la wilaya d'El-Oued qui a raflé la mise à la wilaya de Mascara dans ce créneau agricole qui faisait la notoriété de la wilaya. Les mesures prises par les autorités locales de recourir au creusement de puits selon les normes règlementaires ont largement contribué au retour des fellahs à leurs terres. Toutefois, ils sont confrontés à l'insuffisance d'aires de stockage, aux difficultés pour commercialiser la surproduction à des prix raisonnables et étudiés, et au manque de main-d'?uvre dans la région, certains fellahs proposant jusqu'à 1.400 DA la journée de quatre heures de travail dans les champs.


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