Espaces de liberté et d'expression pour promouvoir les activités culturelles, les salles de cinéma ne suscitent plus l'attraction dont elles faisaient l'objet de la part des populations postindépendance. En effet, jadis ces infrastructures abritaient des projections de films, des représentations théâtrales, des concerts de chants et des soirées musicales. Au lendemain de l'indépendance, la seule ville de Mascara avait hérité des colons trois salles de cinéma (le Colisée, le Vox et l'Olympia), toutes opérationnelles. Eu égard aux circonstances qui prévalaient à cette époque caractérisée par l'absence du petit écran et de moyens de distraction, ces salles de cinéma étaient très fréquentées par une certaine catégorie des populations urbaines et rurales. C'était pour ces gens-là une marque de distinction. Ces salles au même titre que le théâtre municipal sont tombées dans l'oubli, ne trouvant aucun preneur. Faute de fonctionnement et d'entretien, elles ont commencé à ressentir les effets de l'abandon n'échappant pas à la dégradation. En dépit des investissements consentis par la commune, propriétaire des lieux pour la réalisation des travaux de confortement, ces salles n'ont pas retrouvé leur vocation initiale. Rebaptisées "Saâda" pour le Vox et «Feth» pour le Colisée, et en l'absence de projections de films, elles sont beaucoup plus utilisées pour abriter les meetings populaires organisés par les formations politiques et les réunions organisées par les associations caritatives.A. B.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.liberte-algerie.com