Les directeurs généraux des différents établissements de santé ont été sommés de réunir l'ensemble des catégories professionnelles afin de débattre de l'avant-projet de loi sanitaire. De même, les directeurs de santé ont été destinataires d'une autre correspondance où il leur est demandé l'organisation de séminaires pour chacun des corps de la santé.
A cet effet, les différents syndicats de cette corporation dénoncent de manière générale cette démarche entreprise par le ministère de la Santé qui vise selon eux à «cautionner» ce qu'ils ont déjà refusé il y a quelques mois, car la loi sanitaire doit être élaborée en concertation avec toutes les parties sans exclusion.
Pour sa part, Le Pr Djidjeli, président du Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires, dénonce dans un communiqué adressé à la corporation la démarche entreprise par le ministère de la Santé relative à la soumission au débat de l'avant-projet de loi sanitaire tout en continuant à marginaliser les syndicats représentatifs et légalement constitués. «En effet, encore une fois, un projet de loi sanitaire tiré d'on ne sait où est exposé soi-disant au débat», écrit le Pr Djidjeli dans le communiqué, poursuivant :
«Nous ne pouvons accepter qu'un texte d'une telle importance soit soumis dans la précipitation et l'improvisation la plus totale à discussion dans des séminaires alibis (...) Nous vous demandons de refuser cette mascarade et les invitations aux faux débats qui ne serviront à valider que ce qui a été déjà décidé».
Le Pr Djidjeli a adressé également une lettre au ministre de la Santé et de la Population où il fait part clairement de la position du Syndicat des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires. «Oui, M. le ministre, nous le disons avec force, la loi sanitaire doit être revue mais pas dans les conditions où la précipitation et les faux débats semblent l'emporter encore une fois», a-t-il précisé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ilhem Tir
Source : www.letempsdz.com