
Avec deux importantes cimenteries implantées dans son territoire, en l'occurrence la société «Lafarge» , «ex-Orascom» élisant siège à la zone de production de la daïra de Oggaz (Sig), et la seconde dans la même daïra, la société des ciments industrielle de Zahana «Sciz», sise dans la commune de Zahana, dans la localité de Djeniene Mesquine (ex-La Cado), la wilaya de Mascara se trouve au c?ur d'une crise.Le marché du ciment est depuis quelques jours caractérisé par une spéculation à large échelle, entretenue par un circuit de distribution déstructuré et des opportunistes et aventuriers de tous bords, activant à visage découvert. Le prix du ciment, contrairement aux directives de la direction de la concurrence et des prix, afin de remettre un minimum d'ordre et de transparence sur le marché du ciment, reste excessivement «très élevé», donc inaccessible pour la majorité des constructeurs.Plusieurs revendeurs ont fermé boutiques et d'autres ont été verbalisés par les services de la répression et des fraudes du chef-lieu de la wilaya. Le problème se situe sous d'autres cieux, c'est-à-dire dans l'enceinte même des deux usines se situant à Zahana et Oggaz où les mentalités n'ont pas vraiment évolué à l'exemple des pays qui se respectent. Malgré quelques saisies opérées chez les quelques commerçants du coin, les spéculateurs, quant à eux, continuent en toute impunité à s'enrichir sur le dos des malheureux constructeurs, qui font des marges astronomiques.Les prix auxquels le traditionnel Cpj35 est vendu sont de très loin supérieurs aux prix souhaités. La Sciz-Zahana, gérée actuellement par le cimentier égyptien Asec-Cement qui a décroché une prise de participation à hauteur de 35% avec condition indiscutable du droit de «management» de la cimenterie, depuis le 4 janvier 2008, à l'époque de l'investiture de cette importante entité industrielle de Djeniene Mesquine (ex-Cado), prédit d'augmenter la capacité de production à deux millions de tonnes voire à 2,8 millions de tonnes d'ici la fin de 2010.Actuellement, la production est encore une fois à l'arrêt, et la capacité journalière n'a jamais dépassé les 2 000 tonnes par jour, et ce, depuis la prise de participation du groupe Asec-Ciment de la cimenterie de Zahana. Dans ce contexte de crise qui affecte le pays entier, et non pas seulement la wilaya de Mascara, le ciment se fait de plus en plus rare.Le prix pratiqué actuellement du sac de ciment Cpj35 de 50 kg tourne autour de 700 dinars pour Zahana et 700 à 800 dinars pour le produit Lafarge. Un troisième produit qui est en circulation portant dénomination : «Conditionnement ciment de Zahana», mijotée par un privé au niveau de la zone industrielle de Bir El-Djir (Oran), comporte plusieurs anomalies et autres aberrations. En effet, on peut à juste titre confirmer que le poids du produit qui est apposé sur le sac en question, qui fait état de 50 kilogrammes n'excède guère les 42 kg, et est cédé actuellement à 700 dinars le sac.En plus de cette tromperie sur le poids, il s'avère selon des entrepreneurs rencontrés, que le produit actuellement en circulation, relevant du domaine privé est sérieusement douteux, ce qui nécessite un droit de regard de l'Etat ou des pouvoirs publics pour une réelle expertise sur ce cocktail dangereux commercialisé en toute impunité, au vu et au su de tout le monde.«Pourquoi la Sciz-Zahana livre du ciment en vrac à un ou deux grossistes qui font grimper les prix. Ne s'agit-il pas là d'une stratégie pour épuiser psychologiquement les demandeurs et imposer de fait les prix qu'ils veulent imposer sur le circuit. Il y a aussi des gens à l'entrée de l'usine soit à Zahana ou a Oggaz, qui peuvent effectivement gérer des transactions parce qu'ils viennent acheter à plusieurs fois par mois le ciment et utilisent cette situation de leadership pour une revente moyennant 200 000 dinars le bon de livraison, soit l'équivalant de 300 sacs de 50 kg/», explique désemparé un jeune entrepreneur en quête d'un insondable quota.L'Etat devant cet état de fait est dans l'obligation de lancer un avis d'appel d'offres pour l'importation de ciment, et ce, pour remédier à la surchauffe spéculative de l'envolée des prix du ciment, qui a considérablement paralysé des milliers de chantiers du BTPH et autres petits auto-constructeurs. Enfin, il est important de souligner que la société «Sodmac», une filiale du groupe «Erco», qui risque sérieusement de mettre les clés sous le paillasson.La faute de livraison par décade, et la mauvaise organisation de distribution commence à affecter cette société, où environ une cinquantaine de travailleurs risquent d'être remerciés, via une politique d'austérité déguisée des nouveaux patrons du consortium franco- égyptiens, Asec-Cement et autres Lafarge. Pour conclure, il est donc nécessaire que l'Etat fasse bouger les choses dans les voies de l'organisation du vrai management de l'économie et prenne mode de réunir les compétences les plus performants, qui demeurent malheureusement toujours écartées.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Manseur Si Mohamed
Source : www.lnr-dz.com