Mascara - A la une

Le rendement tributaire de la pluviosité



Pomme de terre de Matmor, vigne d'El-Bordj, orange de Mohamadia, olive de Sig, melon de Maoussa et céréales de Ghriss, tels sont les produits agricoles qui caractérisent la wilaya depuis des lustres.À vocation agricole, la région de Mascara recèle d'importantes potentialités dans ce secteur, avec une surface agricole utile (SAU) de l'ordre de 312 800 ha. Conscients de l'importance de ce secteur tributaire des dons du ciel, tous les walis qui se sont succédé à Mascara ont fait de l'agriculture leur cheval de bataille, mettant tous leur ardeur lors de leurs différentes sorties d'inspection sur le terrain dans l'optique de le développer.
Néanmoins, tous les chefs d'exécutif ont constaté et déploré un déficit en moyens de stockage céréaliers, qui se fait souvent à l'air libre, et concluent la nécessité portant inscription d'un dock-silo pour renforcer les capacités d'emmagasinage. Mais le projet n'a à ce jour pas encore été concrétisé, et les mêmes problèmes de stockage de céréales restent entièrement posés lors des campagnes de livraison à travers les différentes localités de la wilaya.
En outre, le manque flagrant de main-d'?uvre qualifiée se pose avec acuité dans la région, et, pour y remédier, un institut de formation professionnelle spécialisé en agriculture a ouvert depuis peu ses portes dans la ville de Tighennif, destiné à la formation des jeunes dans les métiers de l'agriculture. Selon les responsables du secteur, des agriculteurs de Mascara ayant acquis une expérience quittent la région pour monnayer leur talent ailleurs.
En dépit de l'exportation de cette main-d'?uvre, Mascara occupe toujours les premiers rangs sur le double plan qualité et quantité des produits agricoles, et des milliers de ménages vivent directement ou indirectement du travail de la terre. Le périmètre de la Habra qui englobe une partie de Hacine, y compris les deux pôles les plus importants, à savoir Sig et Mohammadia, assemble des avantages primordiaux pour la wilaya de Mascara, où beaucoup reste à faire dans ce domaine d'une importance vitale en sus de l'autosuffisance alimentaire.
Toutefois, malgré les sommes colossales octroyées par les banques au profit des gros propriétaires terriens, le rendement demeure éphémère au vu de la bonne volonté de l'Etat, où les prix des fruits et légumes connaissent des flambées les plus inconcevables. La population de Mascara constate à contrec?ur cette flambée des prix qui touche toute l'alimentation à grande consommation, notamment les fruits et légumes, qui ont atteint un seuil inimaginable, mettant à rude épreuve les gens aux faibles revenus.
Les capacités de froid sont faibles et ne répondent pas aux besoins de la récolte de la pomme de terre qui se situe, bon an mal an, entre 3 500 000 q et 5 000 000 q, ce qui aura un impact sur les prix affichés aussi bien au marché de gros qu'à celui du détail. Une virée au marché des fruits et légumes confirme cette situation. Le consommateur est obligé d'acheter malgré les prix élevés affichés par les revendeurs.
Ces derniers justifient cette hausse par les prix qui leur sont imposés par les grossistes. Parmi ces produits à large consommation, on cite la pomme de terre, dont le prix du kilo varie entre 35 et 55 DA, alors qu'au marché de gros, elle est cédée entre 25 et 35 DA le kg. Par ailleurs, la campagne de plantation de la pomme de terre de saison débute généralement à partir de la fin du mois de décembre et se poursuivra jusqu'en février.
Cette saison, une superficie de 12 350 ha est réservée pour cette opération pour une production de 3 300 000 q, au moment où, selon les propos des responsables, un autre plan pour la multiplication de la pomme de terre de semence a touché une superficie importante. La récolte de la pomme de terre de saison réalisée à ce jour a touché 4000 ha sur les 5000 semés, soit un taux record de plus 75%. La production locale a atteint 1 060 000 q, soit un rendement de 320 q/ha.
Comparativement à la campagne passée, le rendement de cette année est considéré comme positif reflétant les efforts déployés par les services concernés mettant en relief l'intronisation des outils et techniques de pointe. Les responsables accordent une importance particulière à ce secteur et ont de ce fait instruit et suivent de près les banques et les infrastructures d'accompagnement en vue d'accorder des facilités aux fellahs à travers des crédits financiers et en nature, raison pour laquelle plusieurs vergers d'arbres fruitiers ont vu le jour et surtout le développement des oliviers, produits dont seul Sig détenait le record, voilà que d'autres daïras comme Oued Taria et Hachem prennent le relais pour un développement important.

A. B.
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