
Les festivités commémoratives du 40e anniversaire de la création du Front Polisario, ont débuté, hier matin à Laâyoune, (camps de réfugiés sahraouis) en présence de plusieurs délégations, de représentants d'organisations, de partis et de diplomates de plusieurs pays (Lesotho, Afrique du Sud, Italie, Espagne, Suède, Cuba, Mauritanie, Tunisie et Jordanie). Cette présence « massive » et « sans égal » illustre l'intérêt et le soutien « indéfectible » affichés par la communauté internationale au peuple sahraoui qui lutte pour son indépendance. La délégation algérienne, conduite par le secrétaire d'Etat chargé de la Communauté nationale à l'étranger, Belkacem Sahli, est composée de membres des deux chambres parlementaires, de présidents de partis politiques et de représentants d'associations et de comités de soutien au peuple sahraoui. « La politique de la peur et de la terreur pratiquée par l'Etat marocain a échoué. Le temps où cette politique se pratiquait à huis clos est définitivement révolu. Les masses populaires sahraouies révoltées, qui avaient défilé le 4 mai dernier dans les villes occupées du Sahara occidental, ont exprimé le sentiment de tout un peuple et transmis un message fort et sans concession au Maroc et au monde entier selon lequel le peuple sahraoui est résolument attaché au principe d'édification de son Etat indépendant, quels que soient les sacrifices. (...). Quarante ans de lutte acharnée, quarante ans de tragédie et de souffrance, quarante ans d'acquis et de victoires, ont démontré la capacité du peuple sahraoui, sous la direction du Front Polisario, à s'adapter aux situations et aux évolutions ; ceci est une preuve de la justesse de nos choix et de l'inéluctabilité de la victoire ». Ces propos ont été tenus par le président de la République arabe sahraoui démocratique (RASD), Mohamed Abdelaziz, dans son discours de circonstance. Retraçant les différentes étapes du combat et du sacrifice de son peuple, il dira que « notre révolution a dû faire face, durant les premières années, à une situation nouvelle et dangereuse créée par le complot tripartite qui a commencé par l'invasion militaire, le 31 octobre 1975, et la mascarade de la « marche verte » qui avait pour objectif de camoufler le crime inqualifiable de l'invasion illégale et de faire passer les accords tripartites de Madrid, conclus entre l'Espagne, le Maroc et la Mauritanie, trois régimes qui avaient décidé de se partager notre pays et notre peuple comme on partageait un gâteau », tient à rappeler le Président. Cependant, poursuit-il, « malgré la difficulté de la tâche, qui consistait à faire face aux envahisseurs et organiser en même temps le sauvetage de la population, le Front Polisario a pu proclamer la RASD, le 27 février 1976, pour consolider la lutte et combler le vide juridique ». Le combat « continu » des sahraoui a permis, souligne M. Abdelaziz, à la RASD d'occuper, aujourd'hui, sa place au sein de l'Union africaine, et à « la lutte, de progresser dans tous les domaines : politique, social et diplomatique », précise-t-il. Rappelant la conclusion, par les deux parties, le Front Polisario et le Maroc, du plan de règlement ONU/OUA, adopté par le Conseil de sécurité, portant l'organisation du référendum d'autodétermination, Mohamed Abdelaziz, déplore le fait que le Maroc pousse, à travers divers procédés, au « pourrissement ». Il dira, à ce propos, que « nous mettons en garde les autorités marocaines de continuer dans cette voie dangereuse qui les conduira à commettre de nouveaux crimes, encore plus graves. Nous attirons également l'attention du Conseil de sécurité et la communauté internationale sur la gravité d'une telle politique ».
« Nous sommes fiers de la position de l'Algérie »
Citant les récentes manifestations, « réprimées » le 04 mai dernier, à Laâyoun, dans les territoires occupés, le Président sahraoui insiste sur la poursuite des actions dans différentes régions : Smara, Boujdour, Dakhla, Assa et Goulmine. « L'Etat sahraoui indépendant est la solution », clame-t-il. Evoquant le soutien indéfectible de l'Algérie, Mohamed Abdelaziz affirme que « le Front Polisario est fier de la position constante et de principe de l'Algérie. Le phare des révolutions, l'exemple pour les peuples qui luttent pour leur liberté et leur indépendance ». Intervenant lors de la cérémonie, Belkacem Sahli, rappelle que la position de l'Algérie à l'égard du conflit sahraoui, est en parfaite conformité avec le droit international et les dispositions onusiennes. Pour le secrétaire d'Etat, le 40e anniversaire de la création de la RASD constitue une opportunité pour l'Algérie de réitérer son attachement aux principes de l'ONU. « Toute proposition visant à solutionner ce conflit doit prendre en compte le droit du peuple sahraoui à son autodétermination ». Insistant sur le maintien du principe de décolonisation adopté par l'Union africaine (UA), M. Sahli, appelle la communauté internationale à prendre ses responsabilités face au conflit du Sahara occidental et soutient que « la coordination des efforts s'y avère importante, voire urgente ». Regrettant l'impasse des négociations entre les deux parties en conflit, Belkacem Sahli a renouvelé le soutien de l'Algérie aux efforts de l'envoyé spécial du SG de l'ONU dans la région, Christopher Ross. « La proposition de mettre des mécanismes de contrôle des droits de l'Homme au Sahara occidental, mentionnée dans le récent rapport du SG de l'ONU, est déterminante pour la suite du conflit », a tenu à rappeler le secrétaire d'Etat.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Horizons
Source : www.horizons-dz.com