
Dans une lettre ouverte communiquée à notre rédaction du bureau régional de Mascara, le président de l'association «Cité Salam», ayant son siège à la cité de la gare routière, communément appelée «Sonacom», sise au chef-lieu de wilaya, dénonce avec véhémence le silence des autorités suite à une affaire d'appropriation ou plutôt de main-mise sur une parcelle de terrain, et ce, juste après l'avis d'attribution d'un marché provisoire pour la construction d'un centre de santé, d'une agence postale et d'une antenne administrative, le tout à bârir sur un terrain communal.Le président de l'association s'est déplacé à notre bureau pour attester de la véracité des faits compromettant cette importante société dont les travaux lui ont été confiés. Selon notre interlocuteur, «la société n'a pas honoré les observations formulées dans le registre d'enquête ouvert à cet effet, d'ailleurs paraphé par le commissaire enquêteur élisant bureau au niveau du siège de l'Assemblée populaire communale du chef-lieu de wilaya». Les riverains contactés à ce sujet étaient unanimes pour dire que «malgré le plan de situation et la notice explicative, l'étude d'impact prévue par la réglementation en vigueur a été complètement piétinée par la société, qui a vu quelques jours après la nomination d'Ouled Salah Zitouni, l'ancien wali, vers Bejaïa, l'aliénation d'une importante superficie en retirant outrageusement la clôture limitant la parcelle comprise en tout ou partie dans l'emprise du projet». Dans ce contexte incommode, le président de l'association évoque le poids des lobbies dans cette affaire et que cette question occupe maintenant une place importante aux yeux de ceux limitrophe à ce marché provisoire, malgré une première lettre datée du 18/12/2015, suivie d'un autre rappel en date du 17/02 /2016. D'ailleurs, des correspondances sans écho ont été transmises au premier responsable de la wilaya, soutenu par deux autres datées des 10 et le 17 février 2016, concernant les observations formulées sur l' exploitation illégale de la superficie contestée, comme mentionné sur la lettre ouverte appuyé par la déclaration du président de l'association et les riverains rencontrés. Ni le nouveau wali, ni le chef de daïra, ni le président de l'Assemblée populaire communale de Mascara n'ont daigné séparer le bon grain de l'ivraie en optant pour un droit de regard sur cette affaire, jetant un doute sur l'impartialité des décisions prises. Nonobstant les déclarations des uns et des autres, nous avons pris contact avec la société, sujet de cette polémique, pour comprendre ou plutôt pour débroussailler en toute transparence les faits reprochés à l'entreprise «Raharoute» et non pas la société «Petroser», comme signalé dans la lettre qui se trouve à notre niveau et dont le directeur général de ce consortium, d'un revers de main, a rejeté les accusations portées sur sa société. Le directeur général de «Raharoute», dans le communiqué transmis à notre bureau, a démenti avoir inauguré un quelconque marché appartenant à la commune sur le terrain signalé, et dont nous n'avons jamais été destinataire par une quelconque décision. «La déclaration concernant l'attribution du projet à une autre entreprise dont notre société a délogé injustement cette dernière n'est que pure invention.» Le terrain en question a été accordé dans le cadre du Calpiref, en date du 20/01/2014, et dont le projet a atteint le taux de 52%, qui englobe des dépendances composées d'un hôtel, une piscine olympique, un centre commercial, une station service, une clinique et d'autres additifs, ayant une portée économique et sociale pour l'ensemble de la population et non pas uniquement pour les riverains. Sur la date de la décision qui a été mentionnée dans la publication de l'avis d'appel d'offres, il y a lieu de souligner que les services techniques de l'Assemblée populaire communale ont tassé d'environ 17 mois portant l'objet du projet, à l'époque du wali Ouled Salah Zitouni. Le directeur général revient sur la question pertinente de l'histoire de l'entreprise qui a été chassée, en mettant l'accent sur la déclaration du président de l'association qu'il accuse de parti pris sur l'inquisition délictueuse de la commission de la cité pour défendre l'entreprise qui a été limogée par voie légale et la justice est souveraine. Enfin, il est important de mentionner que la société qui a été citée dans cette affaire, par la voie de son directeur général, a invité le président de la cité «Salam» à plus de sagesse en mentionnant dans sa réplique que la diffamation concerne tous ceux qui la commettent y compris un président d'association. Nous laissons le soin à nos lecteurs de juger et de tirer les conclusions qui s'imposent de ce différend qui a fait couler beaucoup d'encre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Manseur Si Mohamed
Source : www.lnr-dz.com