
En provenance de la ville de Saïda où il a animé un meeting populaire, le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), Ahmed Batatache, a effectué une halte à Mascara où il a tenu un point de presse improvisé à la Maison de la presse."Le meeting que j'ai animé à Saïda est le troisième du genre effectué à l'ouest du pays après Aïn Defla et Chlef. Il entre dans le cadre de la préparation du congrès du parti et des objectifs assignés." Abordant le volet politique, M. Batatache a tenu à rappeler certaines vérités."Nous ne pouvons parler de parti d'opposition car nous sommes dans un pays où l'expression démocratique n'est pas exercée concrètement et c'est pourquoi je préfère parler de parti qui lutte contre le pouvoir. Je dis bien nous luttons faute de la tenue d'élections libres et pour préserver notre idéologie. Nous avons opté pour les élections législatives en mettant en pratique notre choix tactique. Nous sommes parvenus à contribuer au redéploiement de notre mouvement et cette action constitue un pas en avant. Le pouvoir est en train de fermer toutes les issues pour repousser toutes les tentatives visant au dialogue politique. Sans un Etat de droit, il n'y aura jamais d'élections libres et transparentes. La nécessité de réformer le conseil de la justice s'impose d'elle-même car il est géré par une partie majoritaire au pouvoir. À titre d'exemple, il y a l'affaire de Chekib Khalil présumé coupable de corruption. Il doit être jugé et fixé sur son sort. S'il est reconnu coupable qu'il soit condamné, mais si aucune charge n'est retenue contre lui qu'il soit blanchi." Dans le même ordre d'idée, il a mis en exergue la situation déplorable que traverse le pays : "L'Algérie traverse des moments de turbulences et c'est la raison pour laquelle nous avons consenti à participer aux récentes élections législatives. Nul n'est censé ignorer que la nation est en danger et si la situation persiste, il y a des risques d'explosion. Il est impératif de procéder à l'ouverture d'un nouveau champ politique et définir un nouveau découpage car rien ne laisse présager des élections démocratiques et sans un changement radical, le FFS ne peut prendre part aux prochaines élections. Le pouvoir doit donner l'occasion aux formations politiques d'émettre leurs avis et leurs points de vue sur les questions qui touchent le pays tout comme il est de son devoir de fixer une période de transition qui précèdera les élections. Par deux fois, nous avons boycotté les élections sans pour autant provoquer le changement de la situation politique ni contribuer au changement des structures politiques et, à ce titre, le peuple veut du concret. Néanmoins, la voix du FFS est entendue. Loin de nous l'idée de cautionner le pouvoir et pour cela nous n'avons jamais cessé de manifester notre volonté à revendiquer un changement pacifique du pouvoir." Quant aux relations algéro-marocaines, le premier responsable du FFS s'est voulu catégorique : "L'Etat doit assurer la sécurité de ses frontières et il est de son droit de faire usage de la force si la nécessité se fait sentir. Toutefois, il est de la tradition de l'Algérie d'entretenir de bonnes relations avec ses voisins. J'étais récemment au Maroc et je confirme que les partis politiques d'opposition ont une bonne vision de l'Algérie tout comme ils ont condamné l'acte commis par le jeune Marocain qui a arraché le drapeau tricolore. Le FFS est pour l'ouverture des frontières sans pour autant encourager le trafic des produits notamment les stupéfiants."A BNomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Benmechta
Source : www.liberte-algerie.com