
Le Snapest a appelé dans son communiqué les autorités publiques à une «intervention immédiate pour mettre fin à l'impasse dangereuse qui empêche d'aller vers un terrain d'entente et pousse le secteur vers le pourrissement».Le Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest) a décidé de reconduire la grève pour la quatrième semaine consécutive à compter d'aujourd'hui. «La rencontre opposant la tutelle et les syndicats n'a pas donné de résultats et nous ne pouvons que qualifier cet état de fait de dialogue de sourd». La nature et la durée de la grève seront définies par le bureau national élargi qui se réunira durant les prochains jours, a indiqué un communiqué du syndicat. «Cette décision fait suite au "procès-verbal vide de tout contenu, déniant et méprisant" les revendications des travailleurs qui a été transmis au syndicat par fax au lendemain de la réunion mardi dernier du ministère de l'Education national avec les représentants de la fonction publique et le partenaire social», a ajouté le communiqué. Le Snapest a estimé que le procès-verbal du ministère de tutelle et de la fonction publique «renvoie sans équivoque aux déclarations fallacieuses répétées de la tutelle concernant un prétendu règlement de la majorité des revendications soulevées et dénote l'absence d'une volonté de prise en charge véritable des préoccupations de ses partenaires sociaux. Signé par le président du syndicat, Meziane Meriane, le communiqué souligne que les propos des responsables de la tutelle accusant les grévistes de vouloir politiser le mouvement de protestation et la théorie du complot et de la main étrangère dénaturent la vérité et ne «sont que des prétextes avancés pour justifier son échec (de la tutelle) à gérer les affaires du secteur». Le Snapest a appelé dans son communiqué les autorités publiques à une «intervention immédiate pour mettre fin à l'impasse dangereuse qui empêche d'aller vers un terrain d'entente et pousse le secteur au pourrissement». Ainsi, les pourparlers engagés par les syndicats de l'éducation et la tutelle n'est qu'un dialogue de sourds. Dans un autre pays le ministre de l'Education aurait déjà remis le tablier dans le cas où il n'arrive pas à trouver des solutions à ce conflit dont les grands perdants ne sont que les élèves. Si la grève est jugée illégale par la justice, c'est à la tutelle de prendre des sanctions sévères contre ceux qui refusent d'abdiquer à la décision de la justice. Des poursuites judiciaires devaient également engagées à l'encontre des contrevenants qui tentaient d'inciter les élèves à la rébellion ou qui seraient à l'origine d'éventuelle violence. Malheureusement, ce n'est pas le cas chez nous où chaque partie tire la couverture de son côté et chacun campe sur ses positions. Cet état de fait intervient au moment où les responsables au sommet de l'Etat se contentent de suivre les événements à distance sans pour autant tenté de mettre fin à cette mascarade.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Rédha
Source : www.lnr-dz.com