Le démantèlement de la centrale à béton implantée à quelques mètres seulement du stade olympique de l'Unité africaine à Mascara a eu lieu sur décision d'un haut responsable au niveau central.
On comprend très bien la position de certains correspondants de presse qui n'ont pas jugé nécessaire d'ébruiter l'affaire vu qu'ils sont trop liés aux édiles locaux. Leurs considérations sont autres que celle de jouer leur rôle de contre-pouvoir. Car que demande avant tout un lecteur à son journal sinon de lui dévoiler le dessous des cartes ' D'une manière plus générale, dans les pays respectueux des lois, des citoyens provoquent des référendums, peuvent même faire rappeler à l'ordre des élus. Chez-nous, rien de tel : on n'agit pas et on ne proteste pas. L'implantation de cette centrale a béton incite aux dérapages, et sous d'autres cieux, les conséquences auraient été plus graves. Interpellé au sujet de la centrale a béton par des confrères, et ce, au cours d'une émission radiophonique, le directeur de la jeunesse et des sports de la wilaya de Mascara dira en ces termes : « On dirait que c'est tombée du ciel ! D'ailleurs, c'est lors d'une visite au stade que nous avons pris connaissance de l'installation de la centrale a béton.» Une histoire qui ne tient pas la route où le directeur de la jeunesse et des sports n'a rien a voir ni de près ni de loin dans cette affaire, cependant ses propos sont peu convaincants. Certes, il n'est pas en position de force pour discuter une affaire qui le dépasse et ne peut donc mettre le doigt dans l'engrenage. C'est très drôle et bizarre à la fois que les autorités ne soient ni informées ni averties de l'installation près du stade olympique de l'Unité africaine d'une centrale à béton. La question qui se pose est la suivante : pourquoi les services concernés, tels que la police de l'urbanisme et les organismes de contrôle n'ont pas réagi ' Certes ce n'est ni l'Union soviétique, ni le Nigeria, ni même les Etats-Unis, mais on se rapproche du modèle italien via de solides ramifications, avec des cercles maffieux. Face à la crise, face à l'absence de l'Etat se développe une économie parallèle, souterraine, avec comme moteurs le travail au noir, la fraude, la combine, le piston et la corruption. Rien n'est plus contagieux que ce genre de pratiques où le pouvoir de l'argent sale est maître des lieux avec son lot de pots- de-vin. En tout cas, une constatation se dégage : le ou les personnes qui ont donné l'aval pour l'implantation de cette centrale a béton demeurent intouchables. La loi du silence.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Manseur Si Mohamed
Source : www.lnr-dz.com