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L'Algérie s'efface totalement du Top 10 africain



L'Algérie s'efface totalement du Top 10 africain
De Doha (Qatar) d'où nous proviennent les informations relatives aux résultats inscrits par nos athlètes aux Jeux sportifs arabes, les nouvelles ne sont pas réjouissantes.
Elles sont plutôt alarmistes, voire même humiliantes. Elles n'ont pas été sur les traces des Hassiba Boulmerka, Noureddine Morceli, Nouria Merrah, Guerni Djabir, Azzedine Brahmi et beaucoup d'autres champions et médaillés aux championnats du monde et Jeux olympiques. C'est à peu près l'image du 400 x 400 m où nos athlètes ont scellé le bas niveau en échouant la passe du témoin ou encore la dernière course où le même schéma confirme que nous n'avons rien à faire dans de pareilles compétitions, et qu'il serait plus judicieux de rester au pays et d'éviter de pareilles humiliations. En 2010, un athlète écrivait sur son blog «personne au niveau du MJS ou du COA ne semble se soucier de l'état lamentable dans lequel s'est trouvé l'athlétisme algérien ces dernières années. Alors que les athlètes algériens dominaient au niveau africain, tant dans les épreuves de saut qu'au lancer, et aux épreuves combinées et la marche sans parler de la domination au niveau mondial dans l'épreuve du 1500 m hommes et femmes (Morceli et Boulmerka), actuellement, on est presque absents sur les tablettes des records d'Afrique. Aussi, et si l'on se réfère aux statistiques des meilleurs athlètes de la saison actuelle (jusqu'au mois de mai), l'on ne trouve que trois athlètes garçons et une fille parmi le top-50 des différentes épreuves au niveau africain. L'on pourrait ajouter à ces 4 athlètes le décathlonien Bourada, la marathonienne Aït-Salem et quelques coureurs de demi-fond qui n'ont pas encore pris part à des compétitions pour cette saison. On a tout le temps tiré la sonnette d'alarme par nos différents articles sur ce blog mais personne n'écoutait (ne lisait plutôt) nos interventions au grand dam des amateurs de cette belle discipline. Le niveau de l'athlétisme algérien est devenu insignifiant et l'on frôle même la catastrophe. On est témoin, la dernière sortie de notre équipe nationale aux championnats arabes juniors où l'on a participé avec un seul athlète (un décathlonien) et occupé la dernière place avec zéro médaille». Et d'ajouter en conclusion «les techniciens sont partis sous d'autres cieux. Ceux restant au bled préfèrent être commerçants ou préparateurs physiques dans le football. Très peu sont restés sur le terrain et ceux-ci ont des problèmes sociaux et professionnels énormes. Les athlètes préfèrent changer de nationalité et concourir au nom de la France ou des pays du Golf. L'accès aux pistes d'athlétisme est devenu impossible si ce n'est carrément interdit. Les infrastructures existantes sont dépassées et ne répondent pas à la pratique de haute performance. La couverture médicale et biologique est notamment absente. Le minimum en équipements spécifiques n'existe pas. La récupération est un terme étranger chez les athlètes». Triste constat tiré par cet athlète de performance. La figuration semble dominer les tentations des uns et des autres. Si c'est le cas, non merci, autant la faire ici chez nous, sur nos stades plutôt que de mettre en compétition notre emblème devant des pays' qui sont loin de refléter la meilleure forme des pays arabes ou africains. Des pays loin de se faire distinguer sur la planche sportive africaine ou mondiale arrivent à décrocher des médailles pour le bonheur de leur histoire sportive, les nôtres lorsqu'une maigre médaille tombe, c'est toute la joie qui renaît comme si nous venions de décrocher la première place du tableau des médailles d'or. Plusieurs raisons seront automatiquement et sportivement déchargées par l'encadrement à leur retour sur la table ronde de la Fédération nationale d'athlétisme et ce pour justifier cette mascarade. Chacun piquera sa part de responsabilité alors d'autres diront tout simplement qu'ils ne sont pas concernés par ces résultats, ce n'est pas de leur faute, mais aux autres ' Qui sont ces autres ' L'interrogation prend la forme d'une balle de tennis ou chacun se la renvoie. Il faudrait bien qu'un jour l'on déballe sur les différents terrains sportifs ce qui ne va pas et se mobiliser pour isoler ce «sale» virus qui attaque les disciplines sportives et les foudroient sans laisser une chance de relever le niveau. Retrousser les manches et aller vers des résultats meilleurs, à la hauteur des moyens dégagés pour répondre aux exigences des compétitions sportives, est toujours l'objectif principal des gestionnaires du mouvement sportif. Aujourd'hui, cet objectif est couvert d'une toile d'araignée'Le volet infrastructures sera naturellement évoqué, mais pourquoi ne pas refuser le déplacement si au départ on savait que la forme n'était pas des bagages ' Allons-nous continuer à assister à de pareilles performances ' Récolter de tristes résultats, laisser au plus bas niveau notre emblème devant des pays qui défient les grandes nations pourtant encore naissantes dans le sport ' Quelle est la part du Comité olympique algérien dans ces résultats décevants ' Apparemment, aucune, ni de prés ni de loin, nous souffle-t-on. Ainsi s'accumulent les échecs qui font mal, très mal à notre sport loin de récupérer sa force.
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