Cinq points concédés à domicile, zéro but inscrit, un entraîneur limogé : tel est le bilan partiel, qualifié de catastrophique au terme des deux premières rencontres disputées à Tizi-Ouzou. Inexplicable pour une équipe qui a été la première à entamer les entraînements. C'est le début d'une mascarade programmée car, « il y a des signes qui ne trompent pas en football », a-t-on coutume de dire. On ne le répètera jamais assez, on ne peut pas changer de philosophie d'un club du jour au lendemain. Cherif Mellal, le président de la JSK, ses proches collaborateurs et ses conseillers sont les premiers responsables de cette déroute qui risque d'envoyer le club vers le purgatoire. En football, il faut avoir les moyens de sa politique et une gestion en conformité avec l'histoire et le standing du club ainsi que son palmarès. Les dirigeants de la formation des Canaris ont commis plusieurs erreurs, prouvant qu'ils sont loin d'un club de la trempe de la JSK. « Au milieu de gens médiocres, le talent n'est pas à sa place ». Ce proverbe sied bien à la JSK. La preuve, l'équipe a été humiliée avant-hier chez elle par le CRB. Les milliers de supporters du club le plus titré d'Algérie ont eu du mal à digérer, surtout que les joueurs sont passés totalement à côté de la plaque. Les raisons de ce désastre sont multiples. En premier lieu, Cherif Mellal, qui n'a pas une grande connaissance en matière de gestion d'une équipe de football et de ses aléas, a été trahi par certains de ses proches, plus particulièrement son frère, « son premier conseiller », nous a-t-on affirmé. Les autres, notamment les anciens joueurs, auraient pu, par leur expérience et leur vécu footballistique, préconiser une politique qui correspond à la grandeur du club. A moins que ces conseillers ne sont là que pour des intérêts personnels et non pas pour le projet sportif initié par la direction depuis sa prise de fonction. Mais il fallait s'attendre à cette débâcle compte tenu de la crise interne survenue bien avant le match du MCO. Le cuisant échec essuyé avant-hier face au Chabab confirme pour ainsi dire l'échec des dirigeants et les défaillances à tous les niveaux. Ce n'est pas la défaite qui est en elle-même amère, mais c'est la prestation et le rendement catastrophiques des joueurs. On a eu droit à une équipe errante et sans âme, une désorganisation défensive flagrante, l'absence de complémentarité au milieu de terrain qui n'a, à aucun moment, trouvé des solutions pour mettre leurs attaquants dans les meilleures conditions possibles. Ajoutez à cela le manque de caractère de l'équipe qui n'est jamais revenue au match après la bourde de Tizi Bouali laquelle a déstabilisé l'équipe. Là, certains estiment que l'effectif de cette saison est le plus faible dans l'histoire du club en raison du niveau du recrutement qui donne l'impression de ne pas pouvoir rivaliser avec les ténors de l'élite. Entre préserver l'équilibre financier du club, et ternir l'image de la JSK, les dirigeants actuels ont préféré la deuxième option. Résultat ' La JSK a réalisé un départ laborieux au grand dam de son public, avide de voir son équipe renouer avec son passé. L'entêtement de Cherif Mellal et la complicité de ses collaborateurs risquent de porter de graves préjudices sportifs à la JSK. Les architectes de cette honte devront faire leur examen de conscience, ne serait-ce que pour préserver et épargner le palmarès du regretté Moh Cherif Hannachi. En tous cas, les supporters des «Vert et Jaune» sont montés au créneau pour exiger le départ massif de tous ceux qui sont derrière cette mascarade qui restera comme une tâche noire dans l'histoire de la JSK.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Zeggai
Source : www.lequotidien-oran.com