
Menaces ? Le dirigeant chiite Moqtada al-Sadr a promis de «faire trembler la terre sous les pieds» des insurgés.Le puissant chef chiite s'est de plus déclaré opposé à l'envoi de 300 conseillers militaires en Irak, dont 40 étaient mardi à pied d'oeuvre, assurant qu'il n'accepterait qu'un «soutien international de la part de pays qui n'occuperaient pas l'Irak». Les déclarations de Moqtada al-Sadr sont intervenues peu après un défilé à Sadr City, dans le nord de Bagdad, de combattants qui lui sont restés fidèles et se sont engagés à combattre l'offensive des insurgés qui menace de diviser l'Irak. L'Armée du Mahdi dirigée par Moqtada al-Sadr, qui a combattu les forces américaines lors de leur intervention en Irak, est jusqu'à présent restée inactive même si les combattants loyaux à Moqtada al-Sadr ont promis de combattre les insurgés. Alors que des notables de tribus sunnites ont appelé à la mise en place d'un gouvernement ne tenant pas compte des résultats des législatives du 30 avril dernier, qu'ils qualifient de mascarade, le Premier ministre al-Maliki a estimé qu'une telle démarche constituerait «un coup d'Etat à l'encontre de la Constitution et du processus politique». Al Maliki, dont le bloc électoral est arrivé en tête lors du scrutin d'avril mais ne parvient pas à former une coalition de gouvernement, a dénoncé «une tentative de la part de ceux qui sont contre la Constitution d'éliminer le jeune processus démocratique et de voler leur vote aux électeurs». Il a ainsi prévenu contre toute tentative d'exploiter «ce à quoi le pays est confronté (...) pour obtenir des gains politiques». En dépit des pressions occidentales, M. Maliki a exclu la formation d'un gouvernement de salut national. Washington a cependant minimisé la mise en garde du Premier ministre irakien, des responsables américains affirmant même que M. Maliki restait disposé à mettre sur pied ce gouvernement d'union nationale au 1er juillet. Pour la porte-parole du département d'Etat Marie Harf, les propos du Premier ministre irakien ont été «mal interprétés». D'après elle, M. Maliki «a dit qu'il rejetait l'idée d'un gouvernement d'urgence, d'une sorte de gouvernement provisoire imposé hors du cadre constitutionnel». «Il s'est clairement engagé pour boucler le processus électoral, réunir le nouveau Parlement et avancer dans le processus constitutionnel vers la formation d'un gouvernement», a décrypté Mme Harf.Les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au levant (EIIL), à l'offensive depuis plus de deux semaines en Irak, ont ouvert dans l'ouest du pays une voie vers la Syrie en s'emparant du poste-frontière de Boukamal, pendant de celui d'Al-Qaïm qu'ils contrôlent déjà, à la faveur d'une entente locale avec Al-Qaïda. Ils progressent ainsi vers leur objectif de créer un Etat islamique dans une zone à cheval entre la Syrie et l'Irak, pays désormais au bord de l'implosion.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R I
Source : www.infosoir.com