«On ne peut mentir indéfiniment aux supporters»
«Messieurs c’est fini, je suis démissionnaire car on ne peut mentir indéfiniment aux supporters». C’est en ces termes que le bras droit et ami intime de l’actuel président Hadj Baâtouche, nous a apostrophé. Et bien sûr, nous en avons profité pour en savoir plus sur cette brusque motivation car sollicité par nos soins une journée auparavant l’intéressé nous avait confié être solidaire du président.
- Alors si Hadj, vous avez décidé de partir, pourtant...
- Arrêtez, je vais être clair et direct.
- Donc allez-y
- J’ai décidé de démissionner car il n’est plus possible de pouvoir gérer le club sans ressources et de continuer à mentir aux supporters.
- Ce qui veut dire que le président n’a pas d’argent.
- Exact, après un entretien avec lui, il m’a répondu qu’il comptait résoudre les problèmes financiers notamment les dettes avec les 200 millions de centimes qui sont bloqués au niveau de la DJS. Or, après une entrevue avec le DJS, il n’est pas allé par trente-six chemins pour me faire comprendre que notre départ est souhaité.
- Et d’après vous, a-t-il tort?
- Sincèrement non, car en sus de l’hostilité des supporters, on ne pouvait compter sur aucun soutien de qui que ce soit. De ce fait, il est préférable que nous partions pour laisser la place.
- Aux trois postulants Aït Mokhtar, Habibi et Smahi qui chacun de son côté, promet de mettre un grand pactole sur la table. Mais Baâtouche campe sur sa position de ne pas partir.
- Il partira quoi qu’il fasse car non seulement il devra faire face aux créances de la saison passée mais penser avec quoi il va démarrer.
- Peut-on connaître approximativement les dettes ?
- La deuxième tranche des joueurs, 46 millions d’amende (FAF), le transport, 35 millions de centimes, l’assurance, 27 millions de centimes. Sans omettre la restauration et les frais de douche qui avoisinent les 50 millions de centimes ainsi que les salaires des staffs, technique et administratif, des catégories des jeunes.
- Savez-vous que même avant votre démission, votre bureau était hors-la-loi ?
- Et pour quelles raisons ?
- La réglementation exige qu’un bureau exécutif de club ou de ligue soit constitué de 9 à 12 membres alors que vous n’êtes que trois à la tête du Ghali, à savoir Baâtouche, Benfreha et vous-même.
- Mais pourquoi le DJS n’a pas bronché dans ce cas?
- Il pensait, sûrement, qu’à la fin du dernier match vous auriez déposé une démission collective. Or, maintenant en sa qualité de premier responsable des sports, il devra prendre sa responsabilité en déclarant le bureau exécutif du Ghali «hors-la-loi».
Alors pour l’intérêt du club, il ne doit pas tarder. En tout cas, moi, j’ai pris ma responsabilité en partant et ce, malgré l’argent que j’ai investi et merci d’avoir été direct.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com