À quelques jours du mois de Ramadhan, les chefs de ménage assistent, impuissants, à une flambée des prix de première nécessité ainsi que ceux des fruits et légumes. Dans plusieurs marchés de la wilaya de Mascara, une montée en flèche des prix des produits de première nécessité est enregistrée, suscitant l'inquiétude des consommateurs et des ménages aux bourses modestes, lesquels ne savent plus que faire face à l'envolée des prix qui passent du simple au double, voire au triple ou au quadruple pour nombre de produits. Pourtant, l'agriculture reste la vocation première de la wilaya de Mascara. Pour prévenir justement le renchérissement des prix, un marché régional de vente en gros des fruits et légumes a été réalisé dans la wilaya de Mascara. Malheureusement, les citoyens de cette région ne tirent pas grand bénéfice de cette infrastructure, notamment en matière des prix affichés par les commerçants des produits de l'agriculture et dérivés.En effet, dans et en dehors des marchés de gros ou de proximité implantés dans la wilaya, le kilo de carotte passe à 100 DA/kg, alors qu'il était à 35 DA/kg, la pomme de terre, quant à elle, flirte avec les 85 DA/kg, la tomate fraîche s'échange entre 160 et 180 DA/kg, les navets sont cédés à 150 DA/kg, les citrons à 200 DA/kg et la salade verte proposée à 140 DA/kg, pour ne citer que ces produits les plus consommés. Si les responsables essaient de rassurer sur le renversement de la tendance en matière des prix pratiqués dans les marchés, le citoyen, lui, ne cache pas son inquiétude.
Pour cause, c'est la débandade qui règne dans les marchés malgré les engagements pris pour la préservation du pouvoir d'achat des consommateurs. "C'est de la poudre aux yeux !", lâche un citoyen rencontré au marché du lieudit El-Argoub. "Les commerçants n'ont procédé à aucune baisse des prix, contrairement aux campagnes de sensibilisation organisées par l'UGCAA dans la wilaya de Mascara", soutient-il. "Aujourd'hui avec 2000 DA par jour, il est impossible d'acheter un morceau de viande fraîche pour ses enfants", remarque un fonctionnaire, père de 3 enfants, lui qui a pourtant bénéficié d'une hausse de salaire pour atteindre les 40 000 DA. "Nous avons été durement affectés par les hausses des prix des produits de large consommation et des augmentations exorbitantes des fruits et légumes", déplore-t-il.
A. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.liberte-algerie.com