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Et pourtant les moyens financiers ne manquent pas Les clubs se contentent souvent de gérer l'actualité et le font mal



Et pourtant les moyens financiers ne manquent pas Les clubs se contentent souvent de gérer l'actualité et le font mal
La 9e place du NR Bordj Bou Arréridj en championnat d'Afrique des clubs champions (messieurs) de volley-ball qui se déroule en Libye et la JSE Skikda qui a pris la 7e place en Coupe d'Afrique des clubs vainqueurs de coupes de handball (messieurs) qui se déroule en Tunisie, la sortie honteuse de l'équipe nationale de football des U-20 et des U-17 de la course au mondiaux de la catégorie, mérite bien qu'on s'y attarde longuement. Force est de reconnaître que ces sorties ratées sont difficiles à digérer. Elles le sont encore plus car il ne s'agit pas du premier revers pour nos équipes ni même pour le sport national tout entier. Avant l'élimination précoce des jeunes catégories, les Verts étaient sortis dès le premier tour de la CAN en Afrique du Sud. Malheureusement, ces contre-performances montrent bien que le sport national va très mal et qu'il est grand temps d'avoir une vraie politique du sport. Il faut l'avouer, l'élimination précoce de nos clubs représentatifs en compétitions continentales interclubs est un signe que le sport algérien va mal, très mal même. Et ce, depuis quelques temps. A cause de sa mauvaise organisation. Si le GSP dominait depuis des années de la tête et des épaules le sport africain au point de s'auréoler de toutes les couronnes africaines, c'est à cause des efforts d'organisation et de ses dirigeants.
D'où, le club pourvoyeur des équipes nationales est l'exception qui confirme la règle générale. Aujourd'hui, les clubs algériens, même s'ils bénéficient de la plus grande attention et moyens, ne savent plus s'exprimer à bon escient. Ils sont victimes de la mauvaise organisation au sein de leur direction et de leur club. Le sport qui n'est plus une simple fioriture mais plutôt un business à forte valeur ajoutée et des centaines de milliards de dinars qu'il brasse à chaque compétition. Prenons le sport donc un peu plus au sérieux avec de vrais managers. Par contre, les dirigeants indélicats qui ont cautionné la mascarade du président du club, ce qui ne doit étonner personne d'autant plus que certains présidents, décriés par une grande partie du monde sportif, ne se considèrent pas comme étant la cause du malheur du club. Alors, les gens préfèrent sacrifier l'intérêt collectif au détriment de leurs intérêts personnels. C'est dommage pour l'Algérie du sport. D'ailleurs, dans quelle association peut-on tolérer qu'une personne gouverne pendant des décennies et refuse de céder la place à une autre personne pour qu'elle vienne y injecter du sang neuf ' Si certains des sportifs sont d'avis que le comité exécutif et le président du club doivent rendre le tablier au vu des résultats négatifs qui ne cessent de s'aligner, d'autres préfèrent qu'ils aillent à la fin de leur mandat et leur demander des comptes.
F. C.
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