Détérioration - L'état de santé de deux grévistes de la faim, malades chroniques, s'est dégradé hier.
Au niveau de l'esplanade Abdelhak-Benhamouda de la Centrale Ugta, la panique était bien au rendez-vous. Deux grévistes, malades chroniques, ont vu leur état de santé se dégrader nettement après quatre jours de grève de la faim. L'intervention rapide des médecins de la Protection civile a évité le pire aux victimes qui ont refusé d'être conduites vers un centre hospitalier. Elles ont reçu des soins sur place, malgré l'insistance des médecins de les évacuer vers une structure hospitalière pour des soins et des contrôles intensifs. «Nous avons juré de ne quitter les lieux qu'après avoir recouvré nos droits légitimes, sinon vers la mort puisque les fossoyeurs du mouvement syndical préparent déjà nos funérailles», disent-ils d'une voix à peine audible. Cette situation a fait monter la tension parmi les personnes présentes sur les lieux en signe de solidarité avec les grévistes de la faim. «Faut-il qu'il y ait mort d'hommes pour agir et faire le dos rond ensuite '», se sont interrogés certains.
Ils profitent de l'occasion pour appeler la Centrale syndicale à durcir le ton avec «les responsables de cette mascarade». «Si nous devons mourir, c'est le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs des douanes, Belkacem Cherafa ' dont je tiens à préciser le nom ', le directeur général des douanes et en particulier le directeur des ressources humaines qui en assumeront l'entière responsabilité», nous dit l'un des grévistes de la faim. «L'administration et le secrétaire général de la fédération continuent leur sale besogne.
Ils sont en train de prendre des sanctions à l'égard de tous les travailleurs des douanes qui se solidarisent avec nous», ajoutent d'autres grévistes. A ce propos, nous apprenons que le président de la mutuelle des douanes a été relevé de ses fonctions pour avoir été solidaire avec les grévistes. «Le président de la mutuelle a été relevé par le directeur général et le secrétaire général de la fédération et son détachement annulé, pour son soutien à notre cause. Et dire que seul le conseil d'administration peut agir ainsi, puisqu'il s'agit d'un élu qui ne rend compte qu'à cette organe», confirme le coordinateur national du syndicat des douanes.
Face au conflit qui prend des proportions alarmantes, le ministère du Travail a dépêché des inspecteurs du travail pour s'enquérir des tenants et des aboutissants de ce conflit. Ils ont pris note de toutes les doléances présentées par le coordinateur du mouvement et de ses compagnons. En outre, le porte-parole des grévistes que nous avons approché, dit ne pas être concerné par certains articles de presse qui veulent faire l'amalgame entre nos revendications et d'autres affaires ayant trait à des sujets qui ne figurent pas dans notre plateforme de revendications. «Notre problème, est un problème syndico-syndical avec ingérence de l'administration dans les affaires syndicales», dit-il. Que les auteurs de certaines déclarations qui voudraient utiliser notre mouvement à d'autres fins inavouées, en assument l'entière responsabilité», prévient notre interlocuteur.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R Khazini
Source : www.infosoir.com