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Djeniene Meskine (Mascara)



Djeniene Meskine (Mascara)
La cimenterie de Zahana, à 65 km du chef-lieu de wilaya de Mascara, a vécu, ces derniers jours, un climat de tension permanente. Une dizaine de jeunes chômeurs de la localité de Djeniene Meskine réclament de l'emploi.Les responsables de la cimenterie relevant du groupe industriel des ciments d'Algérie (GICA) affirment de leur part, «ne pas pouvoir recruter». Un argument que réfutent les jeunes. «Les postes d'emploi au sein de l'entreprise publique existent. L'équipe dirigeante de l'usine veut recruter des gens en dehors de notre localité», disent les contestataires. De son côté, un cadre responsable de l'usine nous fait savoir que la cimenterie travaille au-delà des ses capacités de l'ordre de 400 postes d'emploi, affirmant dans le même ordre d'idée : «Actuellement, l'usine de Zahana emploie 730 employés, sans tenir compte du nombre important des travailleurs activant chez les sous-traitants».Le même responsable dira que, durant les évènements similaires de 2011, sur injonction du wali de Mascara, l'usine a procédé au recrutement de 162 jeunes, tous originaires de la localité de Djeniene Meskine, distante de 7 km de Zahana. Les mouvements de protestation répétitifs des chômeurs de cette localité suscitent des interrogations chez les dirigeants de l'usine et les pouvoirs publics. «Pourquoi les autres demandeurs d'emploi des régions limitrophes comme Zaghloul, Zahana, Gaâda et autres douars ne manifestent aucun mouvement de protestation en vue d'être recrutés, contrairement à ceux de Djeniene Meskine'». Notre interlocuteur répondra : «Tout le monde sait que ces jeunes chômeurs de Djeniene Meskine sont manipulés par des personnes qui veulent déstabiliser l'équipe dirigeante de la cimenterie à des fins liées à leurs intérêts personnels».De son côté, le wali de Mascara, Ouled Salah Zitouni, lors d'un point de presse qui a eu lieu le 28 octobre dernier, a tenu à mettre en garde les «jeunes qui ont investi l'usine de force», en qualifiant cet acte de «violation des lois de la République». Et d'ajouter que les contestataires «exigent d'être recrutés uniquement à la cimenterie et refusent toutes autres offres d'emploi proposées dont un quota de 200 postes qui leur a été soumis dans le cadre du CFI (Contrat formation-insertion)». Parallèlement, nous avons appris que l'entrée en production de la 2ème ligne dont les travaux d'installation ne sont pas encore lancés, permettra la création de 500 postes d'emploi permanents.


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