
Le RCD ne participera pas à la prochaine élection présidentielle. Si cette décision, prise et annoncée officiellement hier par le conseil national du parti, était plus ou moins attendue, elle n'en constitue pas moins, pour la crédibilité du processus électoral en cours, un premier coup dur qui, sans doute, en appellera d'autres. Un premier coup dur, en effet, et à n'en pas douter, car les pires détracteurs du RCD, qui ont toujours usé d'accusations à tout-va et d'invectives sans discernement, ont tout reproché à ce parti, sauf de manquer de crédit. Du coup, l'annonce de la candidature de Louisa Hanoune, faite hier aussi, comme par hasard, n'y changera rien. Pire, elle est de nature à aggraver le discrédit de ces élections et à ternir l'image de l'ensemble du processus dit de "réformes politiques", car l'on sait toute la "complicité" qui caractérise la relation que Hanoune entretient depuis quelques années avec le pouvoir et, particulièrement, avec le locataire d'El-Mouradia.Que Bouteflika soit ou non candidat, le scrutin du 17 avril 2014 s'annonce joué d'avance. Pour Bouteflika ' Pour Benflis qui en serait juste le remplaçant sur l'échiquier du pouvoir et non un successeur en mesure d'engager le changement ' Pour un autre "élu" du système, qui mettrait en œuvre une feuille de route déjà convenue ' Peu importe, les trois options se valent. Dans un cas comme dans un autre, le prochain scrutin sera ce qu'a été celui d'avril 2009 : une mascarade électorale.La position du RCD en donne déjà un avant-goût car elle ne sera pas sans conséquence sur le taux de participation qui, comme jamais auparavant, exprimera cette rupture, désormais bel et bien consommée, entre le pouvoir et la société, entre le gouvernement et les citoyens. Même si le pouvoir tablait réellement sur une candidature de Bouteflika pour booster le vote, le risque de découvrir l'indicible au soir du 17 avril 2014 est grand. Car Bouteflika en course pour un quatrième mandat, deux ans après avoir déclaré que sa génération était "finie" et dans l'état de santé qui est aujourd'hui le sien, cela aura assurément l'effet contraire, c'est-à-dire le même effet que la candidature de Louisa Hanoune : un surplus de discrédit pour le scrutin.NomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd Chekri
Source : www.liberte-algerie.com