3 ans de prison ferme pour coups et blessures et 5 ans pour attentat à la pudeur
La cour criminelle de Mascara a traité, hier matin, deux affaires mettant en cause trois individus. La première concerne des coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité physique, la seconde est relative à un attentat à la pudeur sur mineure avec violence et séquestration. Les faits de la première affaire, où est impliqué le dénommé M.M., 37 ans, qui a écopé de 3 ans de prison ferme, remontent au mois de décembre 2005, dans la ville de Mascara. M.M. se présente dans un magasin pour y faire, semble-t-il, des achats. Il est dans un état d’ébriété assez avancé. Il rencontre M.A. avec lequel il échange quelques mots avant de l’agresser, sans raison apparente. Selon un témoin, M.M. fait tomber sa victime devant le magasin et sort son couteau. Par réflexe, M.A., étendu par terre, se protège avec sa main et est ainsi blessé. L’agresseur l’atteindra quand même au niveau du cœur. Trois opérations chirurgicales seront nécessaires pour lui sauver la vie. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public requiert contre M.M. 20 ans de réclusion. La défense plaide non coupable et avance les circonstances atténuantes pour son mandant. A l’issue des délibérations, la cour condamne M.M. à 3 ans de prison ferme.
La seconde affaire relative à un attentat à la pudeur met en cause les dénommés G.L., 18 ans et B.L., 21 ans, qui ont écopé de 5 ans de prison ferme. Le 15 février 2006, G.L. dépose sa moto chez un ami avant d’aller chercher le jeune H.M., 16 ans, qu’il invitera à l’accompagner au marché de bestiaux. Ne se doutant de rien, H.M. suit G.L. Quelques mètres plus loin, ils montent dans une Renault Clio où, en plus du chauffeur, se trouvait B.L. Arrivés sur les lieux, la voiture les dépose. Et là survient le passage à l’acte agressif. La victime est tabassée avant d’être déshabillée et attachée à un olivier.
Les voyous assouviront leurs désirs sexuels sur le malheureux avant de le frapper avec un fil de fer puis l’abandonneront sur place. Devant la cour, ils nieront les faits en bloc et accuseront même la jeune victime de leur avoir volé une moto.
La mère de la victime explique devant la cour que son fils ne s’est présenté à la maison qu’à 18 heures, dans un état indescriptible et qu’il a été tout de suite évacué vers l’hôpital où il a passé la nuit sous soins intensifs. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis contre G.L. et B.L. 15 ans de réclusion. La défense plaidera non coupable. A l’issue des délibérations, G.L. et B.L seront condamnés à 5 ans de prison ferme.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com