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Des voix s'élèvent contre l'implantation d'une centrale à béton



Des voix s'élèvent contre l'implantation d'une centrale à béton
Faute d'une assemblée représentante, c'est-à-dire élue par le peuple et dont la principale mission est de défendre les intérêts de ses administrés, la wilaya de Mascara est en phase de devenir une «république bananière» où des responsables sans foi ni loi enfreignent le décret exécutif numéro 98-339 du 3 novembre 1998, définissant la réglementation applicable aux «installations classées» et fixant leur nomenclature.
Ce saccage et ses aménagements dévastatrices à quelques mètres du stade de l'Unité africaine, au chef-lieu de la wilaya de Mascara, par l'implantation d'une centrale à béton au vu et au su des pouvoirs publics, menacent le site et ses dépendances,en amont et en l'aval d'une infrastructure qui a coûté des milliards. Ni les responsables du stade ni la Direction de l'environnement ou autres services directement ou indirectement concernés par cette extraordinaire affaire n'ont osée adhérer à cette cause, d'ailleurs perdue d'avance où le pouvoir de l'argent a sanguinairement étouffé incohérence des cols blancs. Le wali de Mascara, qui pourtant, demeure, paraît-il, à cheval sur l'application des lois de la République, a pris de court les plus optimistes défenseurs de l'environnement au niveau de la wilaya par son union visiblement détournée de cette grave affaire, ce qui a fait en sorte d'intégrer cette possibilité d'implantation à quelques mètres du stade de l'Unité africaine. Des citoyens, des riverains et autres personnes jalouses du respect dû à l'environnement, outrés, se sont élevés contre cette implantation insultante à quelques mètres du stade d'une grandeur extraordinaire, en adressant des lettres ouvertes aux plus hautes instances du pays, à leur tête le président de la République, pour l'ouverture d'une enquête sur le ou les têtes pensantes de cette grave affaire de gros dessous de table. Effectivement, si on se réfère à quelques gaffes plus tard, on entend dire que les plans d'une centrale à béton existent bel et bien, et ce, depuis plus de six mois, où le lit de l'heureux entrepreneur en question, était préparé à l'avance pour des considérations d'intérêts correspondant à un gîte favorable du monde de l'affairisme et du donnant-donnant. Un secret de Polichinelle ! Des personnes rencontrées ne comprennent pas un tel acharnement à implanter une centrale à béton près du stade olympique de l'Unité africaine, qui, faut-il, le rappeler est entrée en service, et ce, malgré la réaction de quelques citoyens. Parmi les principaux citoyens qui ont tiré la sonnette d'alarme, demeurent des jeunes sportifs qui foulent le stade et qui continuent d'être contre les autorités qui ont donné leur accord pour l'installation d'une centrale à béton et qui en plus font la sourde oreille à ces dérapages. Le président de l'Assemblée populaire communale, désigné ou plutôt par intérim, a ses propres raisons de signer pareils documents de sites classés que la raison ne connaît pas. Félicitons- nous d'être dans une démocratie de façade, qui permette à chacun de défendre son terrain de chasse gardée, ses convictions vénales, et à des associations environnementales budgétivores d'agir uniquement dans des opportunités festives pour se frayer une place au soleil. Enfin, dans un autre contexte, des informations qui nous sont parvenues font état d'une commission ad hoc ministérielle qui s'est mise à décrasser des dossiers dans la wilaya de Mascara et dont on connaît pas les tenants et les aboutissants. Cette nouvelle intrigue a une relation avec la centrale a béton en activité. Enfin, de telles violations sont-elles de simples erreurs fréquentes ou alors des cas isolés de brebis galeuses ' Une mascarade à Mascara ! Nous y reviendrons.
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