Mascara invite à une plongée dans son passé et sa civilisation qui remontent à plus de 200.000 ans, les sites de la région possèdent aussi de grandes potentialités thermales et touristiques dont certaines ignorées par la population et oubliées, à l'exemple de la source de Sidi Ahmed Benkhedda située à quelques kilomètres seulement de Hachem, où celle de la localité de Sidi Boussaïd, possédant de multiples vertus thérapeutiques, la première guérit les pathologies dermatologiques, selon les propos des habitants riverains des lieux et la seconde agit sur les reins.Nous avons visité le Saint patron, Sidi Ahmed Benkhedda, qui est le septième grand-père de l'Émir Abdelkader et le père de Sidi Kada Belmokhtar, cet homme qui a préféré élire domicile loin des siens dans le but de faire ses recherches religieuses. A mi- chemin entre le chef-lieu de daïra de Hachem et la localité de Aïn Mansour, le mausolée installé au sommet d'une colline surplombe un oued et une source, c'est pourquoi un abri a été construit.?Non loin de là, se trouve un puits à partir duquel on exploite l'eau de la source en excédent pour irriguer les cultures. Cette source a séché dès que les fellahs riverains des lieux ont procédé au forage de plusieurs puits, la source étant classée patrimoine thermal en même temps que Bouhanifia.
Aujourd'hui, il n'en reste que les traces, mais d'après les spécialistes, l'eau se trouve à huit mètres seulement et peut être extraite, mais reste à savoir si elle aura les mêmes vertus. Sidi Ahmed Benkhedda est le gardien d'un grand cimetière qui contient des milliers de tombes, certaines datent de plus de 700 ans et demeurent à l'abandon. L'APC a construit une ceinture de 9 mètres en bordure de la piste qui mène au mausolée, le reste du cimetière est abandonné. Ces lieux, malgré leur éloignement du tissu urbain, n'ont pas échappé à la dégradation. Seule une piste rocailleuse y mène.
Si Djelloul, cet homme âgé suivant ses dires de 87 ans nous dit que «cet endroit était très fréquenté à une certaine époque, on amenait des enfants atteints de la rougeole et autres maladies de la peau pour leur faire prendre un bain (...) l'enfant guérissait, même les personnes âgées prenaient des bains, mais depuis que les fellahs ont commencé à exploiter leurs terres et creusé des puits, la source a disparu et l'endroit est devenu désert». Pour Hadj Benaissa, 72 ans, «avant, la source dégageait une bonne eau, des gens venaient de tous les coins de l'Ouest, aujourd'hui plus personne ne vient, les fellahs interdisent d'emprunter leurs champs».
Malheureusement, les douars avoisinants ces lieux n'ont pas encore été peuplés comme par le passé, on a remarqué aucune construction dans le cadre de l'aide à l'habitat rural, sans doute les gens n'ont pas été sensibilisés à rejoindre leur douar pour l'exploitation de leur terre et la multiplication de l'élevage puisque la région le permet, par contre on a vu de grands vergers d'oliveraies et grenadiers et l'irrigation se fait par système d'aspersion.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R R
Source : www.lnr-dz.com