Mascara - A la une

Des élèves sans transport scolaire



En dépit des multiples opérations visant au renforcement du parc roulant destiné au transport scolaire dans la wilaya de Mascara, certaines scènes des plus affligeantes s'offrent aux visiteurs de la région des Béni Chougrane, particulièrement sur la RN 6 reliant Mascara à Oran et Mostaganem mettant en relief des enfants exposés aux dangers de la route.En effet, des gamins des deux sexes qui résident loin des centres urbains bravent le vent, le froid, la pluie et a neige, mettant bien souvent en danger leur vie pour parcourir à pied le trajet qui sépare leurs domiciles des établissements scolaires où ils sont inscrits, faute de transport scolaire. Pour parvenir le matin à l'heure d'ouverture des portails des écoles, ces enfants sont contraints à prendre la route avant le lever du jour, dans le noir pour ne rentrer que tardivement chez eux le soir, souvent à la nuit tombée.
Certes, cette situation n'est pas vécue par une grande partie des enfants scolarisés, mais elle a pour effet de ternir le paysage de toute une région.
Si les responsables de certaines communes évoquent l'absence de moyens au niveau de leurs services, la mauvaise gestion de ce volet est criarde pour certaines autres communes qui disposent d'un parc roulant conséquent afin de répondre aux besoins des écoliers qui résident dans les zones rurales à l'instar des cités urbaines telles que Mascara, Ghriss ,Tighennif, Sig et Mohammadia. Certains élus évoquent les pannes mécaniques de certains bus non réparées faute de pièces de rechange.
Un argument qui ne convainc guère les parents qui reprochent à leurs représentants de ne pas se pencher sérieusement sur le problème. "Depuis des années, nous ne cessons de réclamer aux élus locaux d'assurer le transport scolaire à nos enfants entre le lieudit ?L'Avant-Garde' où nous résidons et le centre de Mascara où sont implantés les établissements scolaires où nos enfants poursuivent leurs études.
Notre bourg se trouve à 3 km à l'entrée nord de la ville. Il n'a ni l'étiquette d'une cité urbaine, ni celle de semi urbaine et ne recueille pas les critères d'une zone rurale", lâche Hadj Mohamed, un résident de "L'Avant-Garde", commerçant de son état et père de trois enfants scolarisés. "Nous avons demandé aux autorités locales soit d'assurer le transport scolaire à nos enfants soit de construire un bloc scolaire leur permettant de poursuivre sur place leurs études surtout pour ceux du primaire.
Pour écarter tout risque, certains habitants de notre quartier refusent de laisser leurs filles se rendre en ville et fréquenter les établissements scolaires", déplore-t-il encore.

A. B.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)