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Criminels «humanitaires»



Criminels «humanitaires»
De nombreux programmes de solidarité internationale sont plébiscités par les organisations inter-gouvernementales, suivis de près par les ONG et les médias. Certains d'entre eux ne semblent pourtant pas représenter les valeurs et idéaux qu'ils revendiquent.Que ce soit en marge de la «guerre permanente» qui perdure depuis septembre 2001, ou à l'occasion de catastrophes naturelles ou économiques, les «humanitaires» sont toujours présents partout. Jadis, les riches se contentaient de pratiquer la charité afin de réparer provisoirement une toute petite partie de la misère qu'ils avaient eux-mêmes créée. C'était avant tout un acte «religieux», un infime sacrifice permettant d'assurer à bon compte le salut de son âme. Aujourd'hui, la charité est une industrie, et elle a perdu sa coloration religieuse. Elle s'effectue surtout par le biais d'organisations dites non-gouvernementales, qui sont la plupart du temps financées ou subventionnées par les gouvernements et leur servent donc d'outils d'intervention. Grâce aux ONG, il est possible d'infiltrer les pays qui refusent encore de se soumettre aux «réformes» mondialisantes, et de faire pression sur eux de l'intérieur. Dans ce sens les exemples abondent (la Birmanie, la Corée du Nord, le Soudan, ou les Etats issus de l'ex-URSS, domaine de prédilection pour les révolutions de couleurs). Les ONG choisies pour réaliser ce genre d'actions ne manquent jamais d'argent: excellente affaire pour leurs dirigeants (pas pour le petit personnel ou pour les stagiaires à qui l'on «permet» de travailler 60 heures par semaine sans salaire). D'ailleurs, certaines de ces organisations ont été fondées par les gouvernements ou leurs services secrets, dans le seul but d'accompagner la politique interventionniste et d'attirer une foule de volontaires candides, désorientés ou avides d'aventure. Dans certains cas, l'appât du gain l'emporte nettement sur l'effet politique. Mais il ne faut pas croire que les ONG soient les seules à profiter de l'humanitaire bidon. Les organisations officielles et solidement établies, comme la Croix-Rouge ou l'UNICEF, sont aussi actives et parfois même plus gourmandes. Elles peuvent verser en toute légalité des sommes astronomiques à leurs responsables, à des consultants parasitaires ou à des avocats véreux. Ainsi, pour conduire leur action, les ONG humanitaires courtisent les gros donateurs : les firmes transnationales et les Etats. Cette proximité favorise l'affairisme des dirigeants et la politisation des grandes causes. Lentement, certaines associations dérivent vers des objectifs sans rapport avec leurs buts officiels. Et le fait de consacrer une partie du budget d'un organisme public ou mixte à des opérations de solidarité internationale alors que ce n'est pas la vocation de cet organisme constitue un détournement de fonds publics, quel que soit le caractère louable de ces opérations. Enfin, ce qui dévoile cette mascarade «pseudo-humanitaire», ce sont les vraies situations de détresse, où ces ONG ont toujours brillé par leur absence. Les événements de Ghaza (2009) sont là pour en témoigner.


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