Mascara - A la une

Convergence sur l'essentiel



Convergence sur l'essentiel
Après une relative léthargie, les partis politiques ont réoccupé le terrain. Le week-end écoulé, certains se sont illustrés en réactualisant leurs positions respectives sur un certain nombre d'aspects de la vie politique et socioéconomique du pays. Pour le Parti des travailleurs, dont la secrétaire générale, Mme Louisa Hanoune, s'est exprimée devant les participants à une rencontre de la Coordination de l'entente internationale des travailleurs et des peuples, le souci majeur pour l'Algérie est de persévérer dans la protection de la souveraineté nationale, objet, selon elle, de menaces étrangères. La préservation de la sécurité et de la stabilité du pays passe par le renforcement du front interne à travers le traitement des problèmes socioéconomiques auxquels font face les Algériens. Au Mouvement populaire algérien, c'est l'université d'été qui a permis à son leader, Amara Benyounès, de rafraîchir ce qu'il pense des revendications de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) qui demande, comme le suggère sa dénomination, d'organiser une période de transition. Benyounès considère que l'Algérie n'est pas en crise pour songer à une période de transition. Conseillant plutôt aux partisans de cette revendication d'attendre les élections prochaines pour prétendre à l'exercice du pouvoir. C'est un autre son de cloche qu'a développé, en revanche, le Mouvement de la société pour la paix, membre de la CNLTD, qui a réuni ses élus à Mascara. Son président, Abderrezak Mokri, a estimé que le pays est en proie à des difficultés politiques, sociales et économiques graves nécessitant une coopération entre le pouvoir et l'opposition pour les surmonter. Appelant à l'établissement d'un dialogue transparent et objectif. Unique démarche, à ses yeux, à même de prémunir le pays des dangers de la déstabilisation. D'où l'idée du consensus à forger entre toutes composantes du paysage politique sur des valeurs partagées, non sujettes à contestation. Consensus national pour lequel le FFS ?uvre en solo. Signe que l'approche de la notion du consensus national ne fait pas l'unanimité, y compris, dans l'opposition. Le Front des forces socialistes a voulu faire admettre, hier, devant les représentants de la presse, dans le sillage de la convocation de son conseil national, que la sienne est plus inclusive. Et s'attelle à élargir la base de l'adhésion à l'échéance de la tenue de la conférence nationale devant entériner le consensus en question. Le Front du changement, qui a réuni ses étudiants adhérents, même s'il a axé son discours sur les vertus du savoir et de la connaissance, a mis en avant la nécessité de promouvoir une dynamique de changement « pour éviter le chaos ». Son président, Abdelmadjid Menasra, a invité, dans ce sens, les étudiants à prêcher le mot d'ordre de la réforme pour rendre possible le changement, garant « d'un meilleur avenir ». Mais aussi par « souci de préserver la stabilité, la sécurité et les acquis du pays ». Même si elle diverge dans l'approche et la démarche, la classe politique partage la finalité de sauvegarder la stabilité et la sécurité du pays. Ce n'est pas le moindre des enseignements à tirer des ravages du fameux printemps arabe.


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