
C'est en janvier 1992 que les dirigeants de l'armée vont chercher Mohamed Boudiaf du Maroc. Il meurt en juin de la même année, en Algérie, ce qui a fait dire en janvier 2017 à Bouabdellah Ghoulamallah, président du Haut conseil islamique, que «ce sont ceux qui l'ont ramené qui l'ont tué». C'est lui qui le dit, on a donc le droit de le répéter, et il est peu probable qu'il soit poursuivi en justice ou arrêté par l'armée, ce n'est pas un simple blogeur. Mais que reste-t-il 15 ans après Boudiaf 'Pas grand-chose, à part que l'actuel président est né au Maroc et que même le Maroc, qui n'est toujours pas adhérent à l'Union africaine, est éliminé de la Coupe d'Afrique, certes en faisant mieux que l'Algérie. Il ne reste qu'un nom glorieux, aujourd'hui homonyme de celui du ministre de la Santé.Après le scandale du RHB, médicament miracle, puis le scandale du scandale, «non, je n'ai jamais dit ça», il y a eu une suite, le ministre du Commerce qui interdit et ordonne le retrait de ce produit du ministre de la Santé et finit par mourir, à Paris, pendant que Monsieur Boudiaf clame qu'il a la meilleure médecine du monde.L'Etat n'ayant pas jugé utile de le remettre à sa place, ce simple licencié en droit est évidemment allé plus loin, annonçant avoir des équipements hospitaliers que même les Européens n'ont pas, puis passant allègrement le mur du son à Mascara avec cette déclaration : «Le citoyen doit contribuer à la construction des hôpitaux.» Serait-ce parce qu'il était à Mascara qu'il s'est senti obligé de sortir cette énormité ' Non, mais c'est dans l'air du temps, on demande déjà aux malades d'apporter leurs draps, leurs médicaments, aliments, fil chirurgical et pansements.L'étape est franchie, le malade devra bientôt amener l'hôpital avec lui. De quoi se rendre malade et se poser de sérieuses questions sur la santé mentale au gouvernement. Car maintenant, il ne reste plus à Madame Benghabrit qu'à demander aux élèves de construire leurs écoles afin qu'ils puissent continuer à étudier.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chawki Amari
Source : www.elwatan.com