Le ministère de l'Intérieur vient de rejeter le dossier d'agrément du parti Essabil de Abdeslam Ali Rachedi. Après avoir accordé l'agrément à une fournée de partis politiques à la veille des élections législatives, le département de Daho Ould Kablia semble fermer la parenthèse de «la saison pluraliste».
Le porte-parole du parti Essabil, Abdeslam Ali Rachedi, dénonce un refus «politique» car le ministère de l'Intérieur n'a pas motivé son rejet comme le stipule la loi sur les partis, notamment dans son article 22. Dans la lettre adressée aux fondateurs du parti Essabil, le ministère de l'Intérieur s'est contenté de dire qu'«après examen approfondi des pièces constitutives du dossier, j'ai le regret de vous informer du rejet de la demande de création de votre parti en raison de sa non-conformité avec la loi organique 12-04 relative aux partis politiques». Aucune explication supplémentaire. «Il est évident que le refus de nous reconnaître est politique du fait que nous nous situons ouvertement dans l'opposition.
Le pouvoir ne veut pas de partis autonomes avec un programme et des propositions concrètes pour un vrai changement. Il était seulement intéressé par des partis sans consistance et à sa solde, pour participer à la mascarade électorale du 10 mai 2012», a lancé M. Rachedi, dans une déclaration rendue publique hier. En réagissant au refus du ministère de l'Intérieur, M. Rachedi parle de sanctions. «Nous avons été sanctionnés pour ne nous être pas inscrits dans la logique de la course au fauteuil et de faire-valoir pour des plans concoctés dans d'obscures officines», soutient-il. Selon Ali Rachedi, «les soi-disant réformes ne sauraient abuser personne». Fondé en décembre 2002, Essabil a été confronté, comme nombre de partis politiques, au refus inexpliqué d'agrément par l'administration.
En janvier 2012, le ministère de l'Intérieur a fait savoir aux fondateurs du parti que leur dossier «était toujours valable, mais qu'il fallait se mettre en conformité avec la nouvelle loi sur les partis». «Nous avons donc fourni, le 18 mars 2012, de nouveaux dossiers de membres fondateurs pour porter le total à 50 membres fondateurs, issus de 17 wilayas, sachant que la loi exige 2 membres fondateurs par wilaya et des représentants dans 12 wilayas, soit 24 membres fondateurs en tout», a expliqué Ali Rachedi.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hacen Ouali
Source : www.elwatan.com