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AKKOUCHI, SECRETAIRE GENERAL DU MOUVEMENT ISLAH : «Le président est pris en otage»



Dans sa conférence de presse désormais hebdomadaire du samedi, le secrétaire général du mouvement Islah a brossé, une fois de plus, un tableau noir de la situation du pays, marquée, dira-t-il, par un immobilisme qui fait craindre le pire à la toute prochaine rentrée sociale.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Comme à ses habitudes, Hamlaoui Akkouchi n'a pas usé, hier, de métaphores et autres paraboles pour décrire une Algérie, à ses yeux, sérieusement «malade» au vu, dira-t-il, d'une multitude de symptômes qui ne trompent pas quant à une «lourde» pathologie. Et d'en voir comme preuves « terre à terre», directement senties par le petit peuple, les récurrentes coupures électriques, les pénuries d'eau potable, l'insécurité ambiante régnant au niveau des quartiers, citant en exemple la bagarre sanglante d'il y a quelques jours à Belouizdad, en plein cœur de la capitale, et qui s'est soldée par la mort d'un jeune garçon de 14 ans, qui a succombé jeudi à de profondes blessures. Ceci sans omettre de relever «la dernière des dernières» comme il la qualifiera lui-même, l'opération de distribution du couffin du Ramadan. Selon lui, cette mascarade, au-delà du fait qu'elle étale au grand jour la pauvreté de grands pans de la société que le pouvoir s'évertue à longueur de discours de voiler à coups de statistiques «imaginaires», est caractérisée cette année par une autre facette «honteuse». Celle liée, soutiendra Akkouchi, à la date de péremption largement dépassée des produits entrant dans ce couffin, de quoi susciter des craintes quant à de sérieux dangers sur la santé des bénéficiaires de ces aides, déjà suffisamment éreintés par le mauvais sort. Et au secrétaire général d'El Islah d'y voir la main, ou plutôt, les mains d'affairistes sans foi ni loi qui, de connivence d'avec les responsables chargés de cette opération, profiter de l'aubaine que cette dernière leur offre comme sur un plateau d'argent, pour s'enrichir au détriment de la santé de leurs concitoyens auxquels la vie n'a pas souri. Autant d'anomalies «gravissimes» qui doivent interpeller les hautes autorités du pays pour au moins, un geste, celui d'excuses publiques comme a osé le faire, s'appuiera Akkouchi, le tout nouveau président égyptien qui s'est solennellement excusé devant son peuple suite à une coupure généralisée du courant électrique dans son pays. De quoi donner l'occasion à Akkouchi de s'adonner à son tout nouveau sport favori, le lynchage du pouvoir qu'il accusera de tous les noms d'oiseaux. Pour lui, toutes ces facettes noires du quotidien du simple citoyen trouvent leur raison dans l'immobilisme inquiétant qui caractérise le pouvoir au plus haut de sa hiérarchie. Et de «chuter» dans son argumentaire par conclure que le premier magistrat du pays se trouve comme «pris en otage», d'où, poursuivra-t-il, la stagnation des affaires du pays et l'amoncellement des mécontentements. Le conférencier ne s'aventurera pas plus loin pour identifier les «ligoteurs» du président, se contentant de dire «qu'ils sont nombreux les gens auxquels la présente situation du pays profite et amplement».
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