
« El Houma Mesqouna », (La cité hanté) de l'auteur Sid Ahmed Sahla et mise en scène par Mohamed Farimehdi est représentée ce soir (19h) au TNA, théâtre national algérien, Mahieddine Bachetarzi, à Alger. Cette septième production réalisée par le TRM (Théâtre Régional de Mascara), aborde, dans un style comique, les problèmes sociaux auxquels les citoyens algériens sont confrontés à l'exemple du bouleversement écologique, de la démocratie et un hommage particulier aux hommes des médias. La seule constante semble àªtre cette plongée dans les fins fonds de l'humain avec toutes ses faiblesses, dans une société emplie de diversité et dont la singularité demeure cette recherche de soi en l'autre, où tout le monde se dispute les désirs, les erreurs, les bévues, se leurrent et finissent par s'égratigner à force d'interdits, d'ambitions et d'appétits inassouvis. Avant d'amorcer cette rencontre, l'auteur de cette œuvre, Sid Ahmed Sahla ne manquera pas évoquer son parcours dans le domaine de l'art en général et du théâtre en particulier. «En tant que journaliste et homme de culture, je tiens à remercier mon pays qui m'a octroyé le privilège de découvrir le monde». Il poursuit plus loin «le théâtre doit œuvrer à conserver les valeurs dynamiques de la culture algérienne et présenter, ainsi, un miroir au peuple, dans lequel, il se voit». Interrogé au sujet du texte, le metteur en scène, Mohamed Farimehdi explique sa démarche «Â Il est vrai que j'ai l'habitude d'adapter des textes universels. Cette fois-ci, le directeur du théâtre régional de Mascara, Rachid Djerourou m'a proposé de lire ce texte. J'étais au départ hésitant. J'ai fini tout de même par le lire. A ma grande surprise, les écrits de Sid Ahmed Sahla m'ont séduit. C'est simple, ce texte est écrit dans un langage simple, concis et châtié. Il faut admettre que le texte de Sid Ahmed Sahla développe la concentration, permet l'acquisition d'un vocabulaire lié à l'espace». Réalisée en quatre mois de répétitions, cette comédie est interprétée par quatre comédiens, scindée en trois tableaux et dont le décor se réduit à une simple scène plate qui fait office de domicile. D'une écriture complexe et riche où les thèmes s'imbriquent et se superposent, cette comédie est néanmoins agrémentée de scènes d'expression scéniques. Les deux rôles principaux sont d'ailleurs partagés entre Mohamed Medah, un ancien comédien et Abdelaziz Abdelmohib a noter aussi la prestation de Ouarda Saïm, une nouvelle et pétulante comédienne qui ne cesse de s'imposer comme un nom à retenir dans la liste qui constitue une relève sûre dans le domaine du 4e art. L'œuvre de Mohamed Farimehdi se veut un concept où il exhorte la conscience sociale. En projet, il nous informe qu'il compte adapter une œuvre universelle «Ecosse» de Peter Shaver. Cette œuvre qui s'inscrit dans le registre du psychodrame, sera fin prête à la fin de cette année.Â
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Samira Sidhoum.
Source : www.horizons.com