A la troisième semaine de la grève des greffiers et corps communs de la justice, un taux de suivi de 90% a été avancé par les initiateurs de ce mouvement.
La journée du 23 avril a été caractérisée par un rassemblement devant la cour du chef-lieu, où des greffiers et autres corps communs venus des tribunaux de Tighennif, Sidi Bouhanifia, Mohamadia, ainsi qu'une minorité de greffiers(res) qui ont voulu se joindre avec leurs collègues pour manifester leur ras- le-bol et les intimidations dont sont victimes les fonctionnaires de ce secteur. Face à cette mobilisation de cette journée très particulière, aucune réaction n'a été patente de la part du premier responsable de la cour, où on a observé par intermittence des va- et-vient de greffiers siégeant à la cour pour ramener à la raison les contestataires des différents tribunaux de la wilaya de Mascara. Selon les principaux animateurs rencontrés, il s'avère que les principales revendications à l'origine de cette action syndicale, qui sont d'ailleurs, les plus légitimes, à l'exemple du statut particulier des fonctionnaires de la justice, généralisation de la prime et l'indemnité de l'engagement judiciaire pour les corps communs, se sont clouées dans des formes de pression et d'intimidation de la part des responsables. Dans un communiqué transmis à notre rédaction et dûment «signé» par les trois organisateurs de ce mouvement qui prend de l'ampleur, il est fait état, de graves mesures d'intimidation et de rétorsion à l'encontre des grévistes, et ce, de la part des différents responsables de tribunaux y compris celui de la cour de Mascara. Les manifestants rencontrés devant la porte d'entrée des véhicules utilitaires des magistrats, ont été unanimes, pour déclarer en ces termes : «Nous avons été congédiés de nos bureaux durant la matinée du 23 avril, par d'irascibles procureurs de tribunaux, à l'exemple de celui de Tighennif, Sidi Bouhanifia, etc... La justice «El Adala» n'est pas une propriété privée où des magistrats font et défont à leur guise notre exercice de droit de grève, qui a été bafoué, mais qui est pourtant clairement garanti par la Constitution et signé par l'Algérie dans le domaine des relations internationales du travail. »Il a été question au cours de ce sit-in, de sécuriser le parcours professionnel individuel pour permettre à chacun d'exprimer ses choix de vie où les obstacles sont importants vu les contraintes inadmissibles, à l'exemple d'un jeune licencié en droit, qui s'est vu, selon ses déclarations, exclure d'un concours faute d'une autorisation d'absence de la tutelle. Que dire de tout cela ' Accuser la chancellerie de ne pas donner suite à ces revendications des plus légitimes pour des raisons de calendriers ou pointer du doigt les responsables des cours et autres tribunaux, qui ont inopportunément changé le cours de ces protestations. Il ne saurait y avoir de démocratie sans justice sociale, sans solidarité et donc un service public fort et efficace au service de la collectivité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Manseur Si Mohamed
Source : www.lnr-dz.com