Mascara - A la une

15 entreprises algériennes au Salon de l'agriculture de Paris



Le Salon de l'agriculture de Paris, une manifestation de dimension internationale, se tient du 24 février au 4 mars, porte de Versailles à Paris. Quinze entreprises algériennes font partie des 1 000 exposants qui y sont présents. Du point de vue numérique, il y a un léger mieux ; en 2017, il y avait eu six entreprises venues de leur propre initiative. Cette présence a manifestement été appréciée positivement puisque cela a été l'amorce d'une implication officielle marquée. C'est un signe important, car c'est la première fois, depuis25 ans, que les pouvoirs publics s'engagent pour faciliter la présence des entreprises du pays dans ce grand salon français, comme l'explique
Makhlouf Chalal, entrepreneur indépendant, chargé du pavillon algérien dans des salons et foires en France. Ces entreprises se sont fait ainsi aider par l'Etat pour participer à cet évènement. Makhlouf Chalal donne quelques détails à ce propos : "Au lieu de venir entièrement à leurs frais, les entreprises bénéficient cette année d'un soutien financier pour couvrir à 50% les frais d'installation et de transfert de marchandises. Je suis sûr que l'année prochaine, elles seront deux ou trois fois plus nombreuses." M. Chalal s'attarde sur la portée de l'événement, estimant qu'outre l'intérêt économique, il y a l'image symbolique : l'entreprise représente l'Algérie, renforce la qualité des relations franco-algériennes, notamment en tissant des liens plus étroits avec la diaspora toujours à la recherche de produits haut de gamme. Cette participation intervient alors que les attentes du secteur agricole sont très fortes, a fortiori dans le contexte d'aujourd'hui marqué par une crise financière sans précédent. Certes, des efforts ont été faits, ils ont permis d'enregistrer un taux de croissance agricole moyen annuel de 13%, une progression de plus de 88% de la valeur de la production agricole, une contribution de plus de 9,8% au PIB, une couverture des besoins alimentaires par la production nationale qui se situe, aujourd'hui, à hauteur de 72%... Mais cela reste limité et le pays n'arrive toujours pas à faire baisser sensiblement la facture alimentaire. Pour autant, Makhlouf Chalal ne perd pas espoir, rappelant "les acquis" réalisés récemment en matière de labellisation et de facilitation à l'export, citant, entre autres, la datte Deglet Nour de Tolga (Biskra), la figue sèche de Beni Maouche (Béjaïa) et l'olive de table de Sig (wilaya de Mascara) la "Sigoise". Ces produits ont reçu le label "Indication géographique" (label IG) leur permettant d'avoir une reconnaissance et une protection au niveau local et à l'export. Lequel label est symbolisé par un logo portant les couleurs du drapeau national (vert, blanc, rouge) et le marron pour symboliser les produits de la terre.
Youcef Salami
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