Mascara - Revue de Presse

10.400 tonnes produites à Mohammadia



La pomme de Mascara sera-t-elle exportée en jus ? La région de Mascara connue pour la production de ses vignobles et de ses champs de pommes de terre, est en passe de s’adjuger une troisième caractéristique, celle de la production fruitière non agrumicole, autrement dit celle de la pomme tout court, dont la profusion la destinerait à sa transformation en jus très demandé. Personne ne s’en serait rendu compte si la pomme de Mascara n’est pas descendue au-dessous des 15 dinars au marché de gros d’Oran, en raison de l’offre à profusion de ce fruit qui semble suivre la même trajectoire que le raisin, le blé et la pomme de terre, également sanctionnés par un bilan des plus positif dans la wilaya de Mascara. On confie même, ces derniers temps, que la pomme mascaréenne rencontre de grandes difficultés à être commercialisée ou à être transformée, en raison d’une production «plus que miraculeuse». A titre d’exemple, il semble que la plaine de Habra (Mohammadia), connue pour sa vocation essentiellement agrumicole, a produit cette année, et à elle seule, 10.400 tonnes de pommes, soit une moyenne de 130 quintaux à l’hectare. «Ce boom de l’agriculture fruitière algérienne» est expliqué par un spécialiste par «les avantages du programme national pour le développement agricole (PNDA) qui a permis aux gens de la terre de bénéficier de diverses et importantes aides de l’Etat.» Cette profusion fait d’ailleurs que les prix de ce fruit ont connu une chute incroyable, qui aurait ruiné les agriculteurs obligés de céder leur production au niveau des halles centrales du Centre jusqu’à moins de 10 dinars, concurrence Mitidja oblige, tandis qu’à l’Ouest, on a bien voulu la prendre à 15 dinars. «Il ne reste plus qu’à opter pour l’exportation de ce fruit,... sous forme de jus de pomme», dira M. Belfar, directeur général de «Vitajus». Selon lui, ce produit pourrait être exporté, entre autres, vers la France, l’Angleterre et le Canada, pour sauver la pomme algérienne et les producteurs nationaux. «Comme nous avons commencé à le faire depuis quelques années», conclura-t-il. Faut-il s’attendre à la prolifération d’usines agroalimentaires, spécialisées dans la transformation, dans la région de Mascara? Pourquoi pas? S.M. Farès
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