Khenchela - A la une

Un phénomène alarmantViolences contre les femmes à Khenchela



Un phénomène alarmantViolences contre les femmes à Khenchela
La réalité du terrain dépasse les statistiques officielles, sachant que beaucoup de femmes gardent le silence par peur ou honte, dans une société qui les méprise.Les services de la police judiciaire de la wilaya de Khenchela ont enregistré, durant les trois derniers mois, 50 cas d'agression contre les femmes dont 40 physiques, 4 sexuelles, 3 de maltraitance et 3 d'atteinte contre ascendantes. Ces violences émanent du conjoint, du frère, d'un parent ou encore du fils. Les mêmes services font état d'une recrudescence sans précédent de cas de viol et de coups et blessures volontaires. Malgré cela, la journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes, coïncidant avec le 25 novembre de chaque année, est passée inaperçue dans une wilaya telle que Khenchela, où la violence contre les femmes prend une ampleur inquiétante.
Voici les chiffres livrés par lesdits services sur la même période de l'année écoulée: 40 cas d'agressions, dont 35 physiques, 2 d'atteinte sur ascendante et 3 de maltraitance. Ces statistiques sont loin de refléter la réalité au regard de toutes ces femmes qui restent silencieuses face à leur calvaire. Beaucoup de femmes s'empêchent de parler et/ou de porter plainte contre des proches par peur ou honte. Selon un sociologue que nous avons questionné sur le phénomène, «la société est elle aussi tenue pour fautive, car quand une femme est violée et qu'ensuite elle dépose plainte, c'est elle qui est pointée du doigt, alors que c'est une victime».
Un psychologue nous dit également que «ces violences corporelles entraînent non seulement des séquelles physiques, comme un handicap ou la mort, mais aussi des préjudices moraux, comme la dévalorisation de soi, la dépression nerveuse, des angoisses, des maladies nerveuses, le recours aux drogues et à l'alcool, et même le suicide. Autant de conséquences graves, qui mettent en péril la stabilité de la cellule familiale, et par extension la société».


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