Trois ans ans de prison ferme et 100 millions de centimes, telle est la peine requise par le représentant du Ministère public prés la Cour de Khenchela à l'encontre du directeur de l'unité de l'Algérienne Des Eaux de Khenchela et de quatre de ses collaborateurs.C'est un véritable «coup de théâtre» qu'a connu cette audience au niveau de la Cour de Khenchela. La direction générale de l'Algérienne Des Eaux (ADE) qui a demandé le report de l'audience précédente afin qu'elle puisse se constituer partie civile, a, par le biais de son avocate, décidée de se désister dans cette affaire. L'avocate qui s'est déplacée d'Alger pour la seconde fois a déclaré, je cite : «Mon client (La direction générale de l'ADE) n'a pas fait l'objet de préjudice financier dans cette affaire a décidé de se désister», a-t-elle fait savoir. Cet état de fait n'a certainement pas été du goût du procureur général qui a indiqué, je cite : «Si personne n'est en mesure de défendre les intérêts de l'entreprise et l'argent public «Mel el âme), je suis là pour le faire», a-t-il ajouté.
Dans sa plaidoirie, le procureur général a indiqué que l'ensemble des accusations ont été établies. Par ce, il a requis la peine de trois ans ans de prison ferme à l'encontre du directeur de l'unité et des quatre de ses collaborateurs. Le verdict sera connu lors de la prochaine audience prévue demain mercredi 28 novembre 2018. Pour rappel, cette audience fait suite au pourvoir en cassation formulé par le directeur de l'unité et des quatre collaborateurs qui avaient été condamnés à deux ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de la même ville. Comme nous l'avons souligné dans nos précédentes éditions, le directeur de l'unité et quatre de ses collaborateurs sont poursuivis pour dilapidation des fonds public, faux et usage de faux, utilisation abusive des biens de l'entreprise.
Le tribunal correctionnel de Khenchela qui a traité cette affaire au mois de juin dernier a condamné à deux ans de prison ferme et une amende de 20 millions de centimes. Les accusés dans cette affaire sont le directeur et quatre cadres de l'unité de l'Algérienne Des Eaux (ADE) de Khenchela dont le chef de département du personnel, l'adjoint du directeur chargé de la sécurité. Par le biais d'un cadre de l'entreprise, nous avons appris que les travailleurs ont reçu deux mois de salaire sur quatre. Selon notre interlocuteur, l'entreprise n'arrive plus à assurer les salaires du personnel ou de verser les cotisations fiscales et parafiscales. Il est de même pour les redevances d'énergie dont le montant est colossal chose qui a contraint les services de la Sonelgaz à couper à chaque fois le courant au siège de l'unité. Nous y reviendrons.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Redha
Source : www.lnr-dz.com