Ce jeudi, les étudiants de plusieurs Ecoles nationales supérieures bouclent leur deuxième semaine de débrayage, et aux dernières nouvelles, ils ne sont pas près de mettre un terme à leur mouvement de protestation eu égard à la sourde oreille dont fait preuve, estiment-ils, le ministère de l'Enseignement supérieur.La raison de cette montée au créneau est strictement d'ordre pédagogique, expliquent les étudiants en classes préparatoires de 9 Ecoles nationales supérieures, dont l'Ecole nationale supérieure d'informatique (ESI) de Oued-Smar, l'Ecole polytechnique d'architecture et d'urbanisme (Epau) d'El-Harrach, l'Ecole nationale d'agronomie (ENSA) d'El-Harrach, l'Ecole des sciences de la mer (Ensssal) de Dely-Brahim, l'Ecole des hautes études commerciales (EHEC) de Koléa, ainsi que d'autres Ecoles nationales supérieures comme celles d'Amizour et de Khenchela.
Deux semaines d'un mouvement pour exprimer «l'inutilité» du concours d'accès en classe supérieure, pour des étudiants qui suivent deux années durant un cursus en guise de tronc commun, mais qui, au bout, ne sont pas exclusivement jugés sur ces deux années puisqu'un concours leur est imposé pour le passage en formation supérieure. Ils risquent ainsi de se faire éjecter de leur école, au contraire d'étudiants ayant accès à ce fameux concours mais qui proviennent d'autres horizons même s'ils n'ont pas été astreints aux deux années préparatoires.
Une aberration que les étudiants en colère ne peuvent plus tolérer. Ainsi, les étudiants de l'ESI de Oued-Smar, expriment leur entière opposition à la décision du ministère de maintenir le système d'accès au cycle supérieur sous sa forme habituelle, c'est-à-dire à travers un concours national et ce, pour plusieurs raisons. En premier lieu, ils estiment que le concours n'oriente pas les étudiants vers un choix de spécialité. Ils sont dirigés vers un nouveau tronc commun, en première année du cycle supérieur.
En second lieu, énoncent-ils, les étudiants ayant validé leurs deux années en classe préparatoire méritent amplement de rester à l'ESI Oued-Smar, dont le programme d'études auquel ils ont été soumis diffère en partie de celui des autres écoles, à l'instar de l'ESI Sidi-Bel-Abbès, notamment après les bouleversements induits par la crise de Covid-19 à laquelle il a fallu s'adapter également sur le plan pédagogique. Idem pour l'Epau d'El-Harrach, où les étudiants qui auront la malchance de rater le concours d'accès en 3e année de leur école verront leurs deux années précédentes partir en fumée, alors que l'étudiant provenant de n'importe quelle université ou école du pays qui aura postulé à la 3e année de l'Epau par le truchement du concours y aura accès.
Un système qui, désormais, est remis en cause par les étudiants des 9 Ecoles supérieures du pays qui, comme le clament leurs camarades de l'ESI Oued-Smar, n'entendent pas lâcher prise, jusqu'à ce que leur revendication soit satisfaite. Selon des étudiants, il était question que le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique mette fin, il y a quelque temps déjà, à ce système inique qui impose un concours entre les années de tronc commun et la spécialité, voire même entre un tronc commun et un... autre tronc commun, tel c'est le cas de l'ESI et l'Epau.
Azedine Maktour
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Maktour
Source : www.lesoirdalgerie.com