
Les soirées ramadhanesques du chapiteau de l'hôtel Hilton d'Alger ont fini, dans la nuit de samedi à dimanche, en apothéose.Ainsi, durant un mois, les organisateurs, à savoir Well Sound, ont proposé au public un programme des plus alléchants. En effet, tous les genres musicaux étaient au rendez-vous. De grandes têtes d'affiche internationales ont été conviées à se produire devant un public qui a marqué brillamment de sa présence les soirées. Si la chanson s'est taillée la part du lion, il n'en demeure pas moins que des humoristes et des illusionnistes ont également exhibé leur talent.Pour la soirée de clôture, quatre artistes algériens ? et pas des moindres ? se sont relayés sur la scène pour présenter certains titres de leurs albums ou encore ont repris certains anciens standards. La soirée fut étrennée par le musicien et chanteur Nabil Baly, fils du regretté Othmane Baly, décédé tragiquement en 2005. S'inscrivant dans la mouvance des groupes touaregs contemporains, le groupe Nabil Baly a offert durant une demie-heure une musique imprégnée de la culture arabe.En effet, un large aperçu de leur musique a été à l'honneur. Une musique qui se targue de faire voyager plus d'un entre le pur tindi traditionnel, la chanson arabo-andalouse, le châabi, le blues du désert ou encore le reggae. Tamrati, Ghoulou Ghoulou y a Rabi sont, entre autres, deux titres qui ont suscité déhanchement à volonté.La deuxième artiste à monter sur scène n'est autre que l'inégalable Samira Brahmia. Installée en France depuis quelques années déjà, elle salue chaleureusement son public en ne manquant pas de lui rappeler qu'il est unique. Elle «enfile» sa guitare et se lance dans son tour de chant, et ce, sous l'?il complice de ses musiciens.Connue pour ses influences pop rock, chaâbi, traditions celtiques ou instruments du grand sud algérien, Samira commence par une reprise, Azzizen, du regretté Slimane Azem. Elle enchaîne par une autre reprise en langue anglaise de la chanteuse américaine ArethaBarkley. La cadence monte d'un cran avec Sidi Hbibi. De sa belle voix, elle chante même en exclusivité un titre de son nouvel album.Place ensuite au genre rap avec le chanteur Samir Djoghlal, alias Algérino. Rappeur français originaire de Khenchela, il a déchaîné la foule avec ses morceaux entraînants. Quelques compositions exhumées de ses trois derniers albums sont offertes, à l'image de Souvenirs intacts, Allo, maman bobo, Mentalité pirate, Effet miroir ou C'est correct.Une ambiance de stade s'installe quand il chante un titre qu'il a composé à Constantine la veille de la qualification des Fennecs au Mondial brésilien. Le dernier artiste à se produire est le chanteur de raï Madjid Hadj Brahim. Digne héritier de son oncle, la star du raï Cheb Khaled, Madjid Hadj Brahim a conquis les présents dès la reprise de l'incontournable chanson intitulée Abdelkader Ya Boualem, suivi de Bini ou binek. D'autres titres entraînants de son dernier album, sorti en 2013, ont été interprétés. Parmi ces titres, citons entre autres Esmaat Alik, Bezzaf Hdour, Djazayer Bik Ntghana, Rani Ayech Fel Vide.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nacima Chabani
Source : www.elwatan.com