Pour les jeunes, les années se suivent et se ressemblent, avec leur lot de chômage et de malvie.
L'année 2011 tirant à sa fin, les espoirs se tournent vers celle de 2012. Les attentes des uns et des autres, pour le moins optimistes, commencent à s'exprimer à coup de v'ux multiples : santé, bonheur, prospérité et surtout'travail. C'est ce dernier souhait qui a attiré particulièrement notre attention, puisqu'il concerne en premier lieu les jeunes sans emploi qui n'en finissent pas avec les déboires du chômage. Pour en connaître plus sur les appréhensions de cette frange de la population à la veille de la nouvelle année, nous nous sommes rapprochés de plusieurs jeunes Khenchelis que nous avons questionnés.
La plupart de nos interlocuteurs ont une vision pessimiste de l'avenir et ne prévoient pas de changements tangibles en ce qui concerne leur situation précaire. Ils se disent condamnés par une bureaucratie qui les vouent à l'incertitude des lendemains. Samir, âgé de 35 ans, licencié en économie et employé chez un privé, avoue ne plus croire en rien en déclarant: «Après de longues années d'études, j'ai tablé sur bel avenir en pensant que mes efforts allaient être récompensés par un emploi digne. Malheureusement toutes les portes sont restées fermées.
La faute revient à l'Etat qui a failli à ses engagements envers ces jeunes, lesquels ont tant espéré servir dignement leur pays. Actuellement ils sont désemparés car lourdement frappé par le chômage. C'est vraiment malheureux.» Imène, 26 ans, ingénieur en nutrition, qui, après 2 années de préemploi s'est retrouvée à la case départ, dit: «Une année s'achève et une autre commence, mais je suis persuadée d'une chose rien ne se fera sans une réelle volonté des dirigeants politiques du pays de sauver ces jeunes, avec l'instauration d' un mécanisme et d'une stratégie à court terme visant la création de débouchés ainsi que la promulgation de lois pour la permanisation des recrutés dans le cadre du pré emploi et du CID» Mohamed la trentaine, titulaire d'un diplôme d'interprétariat, enrôlé dans le cadre d'un CID, s'étonne de la passivité des hauts responsables qui ne se soucient guère des jeunes universitaires, réduits à percevoir provisoirement 10 000 ou 15 000 DA, alors qu'ils sont appelés à fonder un foyer et faire donc face à de lourdes dépenses.
D'autres jeunes affirment: «Notre wilaya accuse un retard considérable en matière de développement local, et nous ne sommes pas optimistes quant à la nouvelle année, puisque des problèmes exposés depuis des décennies n'ont pas été réglés. La couverture sanitaire est insuffisance dans beaucoup de communes éloignées dont la plupart manque d'AEP et d'éclairage public. Depuis longtemps, des routes n'ont pas fait l'objet de réfection. Certaines maisons vétustes risquent l'effondrement. Le nombre de chômeurs croit d'année en année.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kaltoum Rabia
Source : www.elwatan.com