Non pas que le terrorisme gagne en puissance, mais parce que Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) reste à l'affût du moindre retentissement médiatique que l'organisation terroriste présenterait comme «preuve» de son existence que certaines mesures sécuritaires seraient prises pour la fête de l'Aïd El Fitr succédant au mois de Ramadhan.
AQMI et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) en quête de médiatisation, la première nébuleuse citée pour «prouver» qu'elle a échappé aux opérations antiterroristes menées par l'Armée nationale populaire (ANP) et les forces de sécurité algériennes, et la deuxième pour se faire une «publicité» plus importante à même d'attirer vers elle de nouveaux «djihadistes» sont deux organisations terroristes qui frappent quand elles peuvent.
Si, au cours du mois de Ramadhan, AQMI et MUJAO n'ont, malgré les menaces proférées, pas réussi à commettre les attentats que le groupe islamique armé (GIA), devenu groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), puis AQMI, perpétrait à Alger et dans de nombreuses autres wilayas du pays, dans les années 1990 et même quelque temps après, c'est parce qu'elles n'ont pas réussi à surmonter les mesures de sécurité mises en place.
Ce n'est pas par manque de moyens que les deux organisations terroristes n'ont pas pu commettre davantage d'attentats au cours du mois sacré en sol algérien puisque bénéficiant d'importants lots d'armes et de munitions provenant de Libye et d'argent provenant du paiement des rançons en contrepartie de la libération d'otages. Les terroristes ont, au cours du mois de Ramadhan, subi des pertes en vies humaines avec l'élimination de plusieurs éléments à Tizi Ouzou, Boumerdès et dans d'autres wilayas du pays, dont l'est, à Khenchela, où les éléments de l' AQMI, rescapés de bombardements effectués par l' ANP quelques mois avant le mois du jeûne, ont été mis hors d'état de nuire, d'autres arrêtés.
«Surveiller les cimetières»
C'est ainsi que les mesures prises par l'ANP et les forces de sécurité algériennes en matière de lutte antiterroriste qui ont prouvé leur efficacité au cours du mois de Ramadhan notamment, seront maintenues et adaptées pour la fête de l'Aïd El Fitr. Parmi ces mesures, la surveillance des cimetières visités en grand nombre par les Algériennes et Algériens à l'occasion de la fête de l'Aïd El Fitr.
Le GIA avait, rappelle-t-on, piégé plusieurs cimetières de la wilaya de Tipasa, notamment. Des bombes avaient été enfouies par les terroristes sous terre dans ces cimetières la veille de l'Aïd El Fitr, pour exploser le lendemain au milieu des nombreux visiteurs venus se recueillir devant les tombes de leurs proches. A Ain Tagourait, dans la wilaya de Tipasa, l'explosion d'une bombe à l'intérieur d' un cimetière, dans les années 1990, par le GIA, avait, malheureusement, fait de nombreuses victimes.
Les mosquées, destination des fidèles, sont concernées par les mesures de sécurité, apprend-on de source crédible. Des patrouilles pédestres et motorisées sillonneront, entre autres, les rues et autres lieux où se trouvent des mosquées à grande affluence. Le but est d'empêcher toute éventuelle tentative d'attentat terroriste et protéger les vies des passants et des riverains», ajoute la même source.
Absence de projecteurs sur les plages'
La saison estivale n'étant pas arrivée à son terme, les plages pourraient être prises d'assaut dès la fin du mois de Ramadhan. Les plages ayant été déjà été ciblées par les terroristes qui avaient l'habitude d'enfouir, de nuit, des bombes sous le sable pour leur explosion, le lendemain, au milieu des estivants, ne sont pas en reste. La surveillance s'y poursuivra dans le cadre des plans Delphine initié par la Gendarmerie nationale et Azur, initié par la direction générale de la sûreté nationale (DGSN).
D'aucuns attirent, cependant, l'attention sur l'absence de projecteurs au niveau de plages pour empêcher que des terroristes s'y rendent de nuit pour y enfouir des bombes. «Il y a quelques années, l'obligation d'installer un projecteur était inscrite sur le cahier des charges devant être signé par des concessionnaires privés de plages avant que l'idée ne soit négligée», selon une source au fait du dossier sécuritaire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mounir Abi
Source : www.letempsdz.com