Les travailleurs du centre de formation professionnelle et d'apprentissage-filles de Kechida (CFPA-Filles) n'ont pas fini d'en découdre avec les responsables en tête de leur établissement.
Ils ne cessent de se demander s'ils seraient dans une école de formation professionnelle ou dans une entreprise hôtelière ' L'internat de l'école est sous-loué aux cadres de la justice au détriment des élèves stagiaires. Cela se fait certes dans la légalité comme édicté par les lois qui régissent ce type d'établissement, mais, «est-ce légal de sous-louer l'internat à des tierces personnes lorsque nos propres élèves nécessitent d'être hébergés, d'autant plus que notre école présente la spécificité d'école de filles '» s'interroge le représentant syndical, Djamel Azzouz.
Unique en son genre dans toute la wilaya, le CFPA-Filles est parfois sollicité par des élèves en provenance des wilayas limitrophes telles que Khenchela ou Oum El Bouaghi ; mais ils se voient malheureusement refuser l'inscription pour défaut d'hébergement. Encore mieux, selon l'avis de plusieurs enseignants dans cette école, des élèves habitant la wilaya de Batna ont également buté contre le refus de se faire inscrire en raison de l'éloignement (Manaâ, Barika, Bouzina, etc.) Des élèves stagiaires ont subi des représailles pour s'être plaintes dans nos colonnes de cette situation. Elles ne sont plus permises dans les cités universitaires où elles étaient logées à titre provisoire. Privées de leur internat sous-loué aux cadres de la justice, les élèves stagiaires ne peuvent accéder à cet établissement que si elles habitent dans la proximité, et, du coup, l'école s'éloigne de la mission qui lui est dévolue.
Par ailleurs, mis devant le fait accompli, les travailleurs du CFPA-Filles affiliés au syndicat national des travailleurs de la formation professionnelle (SNTFP) exigent leur part des revenus réalisés dans cette transaction de sous-location conformément au décret exécutif 412/98 du 07/12/1998 relatif à la répartition des revenus provenant des services et activités consentis par les établissements publics et spécialement les établissements de recherche d'enseignement et de formation en plus de leur mission principale. Dans une lettre adressée à tous les concernés, le directeur du CFPA-Filles en premier, la section syndicale du centre annonce trois journées de grève pour dénoncer l'inertie tant du directeur de l'école que celle du directeur de wilaya de la formation professionnelle. En outre, ils justifient l'arrêt de travail par l'attitude de leur premier responsable qui, disent-ils, « fuit ses responsabilités en refusant de répondre aux préoccupations des travailleurs pour lesquelles il s'est engagé le mois de juin de l'année écoulée en cosignant le P.-V. de réunion ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lounes Gribissa
Source : www.elwatan.com