La ministre de la Solidarité nationale, de la famille et de la condition féminine, Souad Bendjaballah, a affirmé mardi à Khenchela, que les associations à caractère social et humanitaire sont des "partenaires fondamentaux" de son département."Le mouvement associatif doit constituer un moyen efficace de sensibilisation et de prise en charge sérieuse des préoccupations sociales", a souligné la ministre en visitant une exposition organisée dans l'enceinte d'une école pour déficients mentaux, montée par des bénéficiaires du dispositif de l'Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM).
Après avoir remis symboliquement des crédits ANGEM à de jeunes porteurs de projets de micro-entreprises, Mme Bendjaballah, a affirmé à l'adresse des représentants du mouvement associatif que les associations qui ont réussi à créer des centres, des ateliers et à mettre sur pied de petits projets "bénéficieront de l'aide et de l'appui de son département en signe d'encouragement à leur contribution à la création d'emplois".
Evoquant la violence faite aux femmes, la ministre a insisté sur "le renforcement du rôle des cellules d'écoute" et sur "l'élargissement de leur action à la protection des droits des femmes et leur assistance", ajoutant que le ministère qu'elle dirige "œuvre à créer un réseau intersectoriel de promotion des droits de la femme".
Insistant sur la contribution de la femme à l'économie productive, aussi bien à titre individuel qu'au sein de la famille ou d'une collectivité, Mme Bendjaballah a plaidé pour la diversification et l'accentuation de cette contribution par la création d'associations "actives et représentatives ne dépendant pas des seules subventions publiques".
La ministre a par ailleurs inauguré, à Kaïs, un centre médico-pédagogique et une école pour enfants malvoyants qui accueillera les jeunes aveugles contraints actuellement d'étudier à Oum El Bouaghi ou à Mila.
Elle a appelé, sur site, à mettre en place tous les moyens nécessaires pour l'accueil de ces enfants dans les meilleures conditions, avant d'inviter les associations rurales à mener un "travail de proximité effectif" pour orienter les enfants atteints de déficience visuelle vers cet établissement spécialisé.
Mme Bendjaballah s'est également enquise, avant d'inspecter le foyer pour personnes âgées de Khenchela, des conditions d'hébergement des petits pensionnaires du centre pour enfance assistée de la commune d'El Hamma, où elle a appelé à "encourager l'adoption de ces enfants par des familles".
Le mouvement associatif est en nette régression dans notre pays suite aux nouvelles dispositions :pour une simple association de parents d'élèves il faut payer la présence d'un huissier ,adresser un lourd dossier à la wilaya avec casier judiciaire de chaque membre et un tas de paperasse qui doit transiter par un service police après la wilaya ,pour obtenir un agrément ,souvent avec un an de retard ,parfois plus. Le législateur ,en légiférant, n'a pas pensé à discerner entre les associations politiques et les celles caritatives dont les associations de quartiers ,d'écoles diverses etc.Ces difficultés bureaucratiques ont fait fuir les gens compétents de la participation aux associations.Il faut repenser à trouver les moyens simples de booster le mouvement associatif non politique,.La population algérienne a besoin d'être encadrée dans des mouvements associatifs tant pour combattre les fléaux que pour régler des problèmes sociaux .Nous sommes très en retard dans ce domaine et c'est un véritable danger social ,car rares sont ceux qui adhèrent à un parti ou une association laissant le champ libre aux opportunistes.
Samouramaikel - retraité - Alger, Algérie
03/07/2013 - 106334
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz