
L'entrée en vigueur de la nouvelle loi criminalisant les violences contre les femmes n'a rien changé pour l'instant. Les femmes continuent de faire l'objet d'agression verbale et physique allant jusqu'à l'assassinat. Adoptée par les deux chambres parlementaires (APN et Sénat) le 10 Décembre dernier, la nouvelle loi prévoit des peines d'emprisonnement mais aussi la perpétuité : «Si les coups portés ou les blessures faites volontairement, mais sans intention de donner la mort, l'ont pourtant occasionnée ».La nouvelle loi punit sévèrement le harcèlement de rue. Cependant, les organisations internationales contestent la disposition dudit «Echafaa» le pardon qui mettra fin aux poursuites judiciaires. L'application de cette loi, n'a pas diminué le harcèlement sexuel ni les diverses formes de violence faites aux femmes. Les menaces contre les femmes se poursuivent, il en est de même pour les agressions verbales et physiques. Ce qui est encore très grave est que la femme continue d'être considérée comme étant une personne d'une deuxième catégorie et ne détient pas les mêmes droits que le sexe masculin. Cet état de fait est appliqué surtout par les hommes à leurs épouses, exploitant la religion. Pour ces individus, lorsque l'homme se marie avec une femme, cette dernière est considérée comme étant sa servante pour ne pas dire son esclave. Les prédicateurs et les imams sont pour quelque chose dans ce que les pauvres femmes mariées, subissent des violences de la part de leurs époux. Ecoutons ce que raconte cet Imam qui cite un Hadith selon lui émanant du prophète : « Si j'avais à une personne de se prosterner devant une autre, j'aurais ordonné à la femme de se prosterner devant son époux». C'est à travers ces Hadiths et Fatwas que certains êtres masculins dictent leur loi sur leurs épouses. Depuis, la promulgation de la loi, plusieurs femmes ont trouvé la mort à la suite des coups et blessures reçus de leurs époux. Il y a quelques jours seulement, une jeune fille en instance de divorce avec son mari a été grièvement blessée à l'arme blanche à quelque mètres seulement de la 5 ème sureté urbaine de Khenchela. Selon des témoins, la jeune femme qui est montée dans un «Taxi-service» au niveau de la cité du 1er Novembre, lieu de sa résidence a été surprise par son époux qui lui a asséné plusieurs coups de couteau alors qu'elle se trouvait à l'intérieur de la voiture.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Redha
Source : www.lnr-dz.com