Après la prise en charge et l'inscription de programmes de développement pour les zones d'ombre, qui commencent à donner un début de résultat, le président de la République a tenu à insister, lors de sa rencontre périodique, ce mardi avec les responsables des médias nationaux sur le désenclavement des wilayas qui souffrent d'un grand manque de développement local. Indiquant que « les wilayas accusant un retard en termes de développement seront prises en charge à travers des programmes complémentaires pour répondre aux aspirations des citoyens, à l'instar de Khenchela qui est, prioritaire en matière d'investissement, puis la wilaya de Tissemsilt qui accuse un retard énorme, notamment en ce qui concerne le désenclavement et l'emploi. «Il faut dire qu'on est loin des politiques publiques qui se basaient uniquement sur l'injection d'enveloppe financière pour les régions déshéritées, sans se soucier de la faisabilité des projets, et de leurs adéquation avec la vocation ou les potentialités de ces régions. La nouvelle approche est on ne peut plus claire, et s'oriente en profondeur à identifier les problèmes et les obstacles qui sont à l'origine du désenclavement de ces régions pour pouvoir intervenir efficacement. Car il est infructueux de dérouler le tapis rouge pour les investisseurs, et appliquer des mesures d'incitation et de défiscalisation, dans des régions où les niches de création de richesses et d'emploi sont inexistantes. C'est dans cette optique que la nouvelle vision tend à mettre en place un traitement scientifique, structuré et mûrement réfléchi, pour remédier à la situation de ces wilayas. Toute la stratégie repose sur l'introduction de moyens et de pratiques susceptibles de booster l'attractivité de ces régions, et de conférer aux opérateurs économiques les motivations nécessaires pour entrevoir des perspectives à moyen et long terme. Il est question d'activer des leviers économiques objectifs et réalisables en proportion avec les spécificités de ces régions et à la hauteur des attentes et des besoins de ces habitants. C'est en ces termes, que le président de la République, a évoqué une approche qui ne tient pas uniquement sur les constats de visites, mais sur un travail de proximité permanent et orienté vers la pérennisation des programmes d'investissement, dument conditionné par l'aboutissement à une assise industrielle et économique. Précisant que «d'autres wilayas des Hauts- Plateaux à l'image de Naâma, El Bayadh, Djelfa et Laghouat sont aussi concernées par ces programmes. Ces wilayas n'attirent pas les investisseurs et ne possèdent aucun passif dans l'industrie ou la production, d'où la nécessité de trouver d'autres solutions. Il importe d'oeuvrer à pallier les lacunes enregistrées en matière de développement au niveau de ces wilayas».Hormis l'inscription de ces programmes complémentaires, qui apporteront une ouverture certaine, à plus d'un titre pour ces wilayas, il est important de relever qu'il s'agit du passage à une autre étape de prise en charge des zones improductives, qui entre dans le cadre d'une stratégie globale qui ne se limite pas seulement à colmater les brèches temporairement, pour faire bonne figure, mais en inscrivant des plans de développement susceptibles au pire des cas d'opérer un désenclavement effectif, et au meilleur d'impacter positivement la relance économique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali AMZAL
Source : www.lexpressiondz.com