Khenchela - A la une

L'Algérie refuse l'approche européenne LUTTE ANTITERRORISTE



L'Algérie n'agira que dans le contexte d'un partenariat avec les pays du champ.
Dans un contexte relativement calme, les forces de sécurité poursuivent leur lutte contre les groupes terroristes au niveau de certains maquis, notamment au centre du pays. A Tizi Ouzou comme à Béjaïa, les forces de l'Armée nationale populaire maintiennent la pression et progressent vers les caches des terroristes. Il y a à peine quatre jours, un terroriste a été abattu lors d'une embuscade tendue par l'ANP juste à la sortie d'Azazga.
A Skikda, Jijel et plus à l'est, à Khenchela plus exactement, les services de sécurité, ayant entamé des actions militaires, juste avant le Ramadhan, traquent les terroristes sans répit. Selon des sources très bien informées, les forces de l'ANP contrôlent parfaitement le terrain, mais l'inquiétude et la préoccupation majeure des hauts responsables militaires reste le Sud, pour ne pas le nommer le Sahel.
Consciente de la gravité de la situation notamment à l'ombre de l'instabilité sécuritaire en Libye et la crise qui prévaut au Mali, l'ANP demeure vigilante face à l'ampleur des défis dans toute la région, particulièrement quand il s'agit des relations idéologiques entre Al Qaîda au Maghreb islamique, le Shabab somalien, Boko-Haram nigérian, le Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest et Ansar Eddine qui disposent désormais d'un armement sophistiqué, acquis lors de la guerre déclenchée par l'Otan contre la Libye.
Le besoin d'une action commune contre la horde sauvage -qui jouit d'une complaisance des réseaux de la contrebande et des narcotrafiquants - entre les pays du champ, à savoir Algérie, le Mali, la Mauritanie et Niger est impérative et qui exige d'ailleurs une stratégie en profondeur et un mode opératoire solidaire et commun pour la stabilité de la région et le développement de la sécurité. Nos sources confient que la mise en place d'un mécanisme de lutte efficace doit être conjuguée à un partenariat régional inconditionnel pour pouvoir agir en urgence dans cette zone qui demeure sous la menace d'un arsenal dévastateur et qui continue de subir les lourdes conséquences de la guerre libyenne.
Les trafiquants d'armes de différentes nationalités qui exercent dans la région sont en possession de près d'un million d'armes légères, des milliers de missiles sol-air et des roquettes dérobés depuis les casernes militaires de la Libye et cédés par les insurgés libyens aux trafiquants qui, à leur tour les mettent à la disposition des groupes terroristes toutes tendances confondues contre les euros amassés grâce aux rançons. Une situation qui préoccupe en premier lieu les pays du champ mais aussi la communauté internationale. L'Europe vient d'ailleurs de développer une approche pour la lutte contre le terrorisme en Afrique qui consiste à assister les pays touchés par le terrorisme, par l'envoi d'experts européens. C'est sous ce prétexte que l'Europe tente par tous les moyens de poser un pied en Afrique exploitant l'insécurité et la crise politique qui prévalent dans la sous-région, notamment au Mali.
L'Algérie a d'ailleurs refusé d'y adhérer, jugeant certainement, selon nos sources, que c'est une forme d'ingérence directe, sachant que l'Algérie a toujours décliné la présence d'une force étrangère dans la région. L'Algérie n'agira, selon les mêmes sources, que dans le contexte du partenariat avec les pays du champ. A contrario, le Niger vient d'accueillir sur son territoire une cinquantaine d'experts en matière de terrorisme, une présence dont on prévoit un élargissement au Mali et à la Mauritanie.
Cette approche est, sans surprise, approuvée par la France qui est également favorable à une intervention militaire étrangère au Mali, une initiative sur laquelle insiste également la Cédéao, mais le Conseil de sécurité de l'ONU affiche des réserves, doutant par ce fait de l'éfficacité d'une intervention militaire. La même position est adoptée par l'Algérie depuis le début de la crise et le coup d'Etat contre l'ancien président malien opéré par les putschistes. Pour l'Algérie, la solution doit demeurer exclusivement politique. Néanmoins la France, qui a un grand intérêt dans la région, son ancienne colonie, continue d'exercer des pressions.
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