Après trois jours d'âpres travaux, les 95/96 membres de l'assemblée générale présents ont presque été unanimes en accréditant le délégué constantinois, M. Bouhadjar Mohamed de 65,55% du suffrage exprimé. Le président sortant, M. Doubi Bounoua Laadjel, a récolté 54 voix.
C'est la consécration pour les deux, car ils viennent d'être reconduits par plus de 70% de membres nouvellement élus qui ne les connaissent que de renom. Si le premier a assumé la lourde tâche de président pendant 12 ans durant la période noire, le second a occupé le poste d'intérimaire pendant deux ans et demi après que l'ex-président soit relevé de ses fonctions par la tutelle, suite à un dérapage. Après l'ouverture de la séance par la secrétaire générale de la Chambre nationale, le ministre de l'Agriculture demande à ce qu'une lecture du procès verbal des élections soit faite. Après cela, le ministre demande à l'assistance s'il y a une quelconque remarque ou recours. Il demande alors d'adopter les résultats par l'ensemble des membres de l'assemblée générale. Il proclame séance tenante les résultats définitifs et les approuve. Il demandera alors au nouveau président de la Chambre nationale d'agriculture de le rejoindre sur l'estrade. Le ministre prononcera un discours dans lequel il invite les membres nouveaux et anciens à se mobiliser pour mettre en synergie toutes les capacités dont ils disposent pour libérer les forces qui permettront d'assurer l'indépendance alimentaire et par là même la souveraineté nationale. Il dira que l'Algérie a des capacités nettement supérieures. Il fera part de remarques faites par des experts étrangers lors de leurs visites en Algérie qui confirment les calculs, en concluant que dans certains domaines on peut multiplier par dix nos capacités de production. Il souligne que cela dépend de la volonté qui doit animer les membres des Chambres de l'agriculture. Il leur dira qu'avec la loi 10/03 régissant le foncier agricole des terres privées de l'Etat, les possibilités sont nettement meilleures, d'ailleurs, ajoutera-t-il, «80% des dossiers sont traités et il est de votre devoir d'accompagner les retardataires pour qu'ils déposent leurs dossiers avant le 18 février 2012, car en dépassant cette date, il leur sera difficile de rattraper le retard. Incitez-les, expliquez-leur la question, ils doivent ignorer leurs droits. Nous n'allons pas nous arrêter à ce stade et c'est votre devoir d'accompagner les nouveaux investisseurs dans leurs démarches pour l'acquisition des terres à mettre en valeur». Dans le cadre de l'APFA, il y a partout des terres nourricières en Algérie qu'il suffit de mettre en valeur. Des wilayas sont en avance par rapport à d'autres et il est recensé plus de 350 000 ha à travers le territoire national qui vont être attribués incessamment. En s'adressant au président et aux membres nouvellement élus, il dira que c'est la Chambre nationale qui organisera dans l'avenir les concours agricoles. Il expliquera que cela stimulera les producteurs et les éleveurs à donner plus et mieux. Il n'y a plus de région particulière pour produire un produit donné. Et de lancer ces questions : qui aurait pensé que Babar de la wilaya de Khenchela arrive à produire mieux que la wilaya de Constantine ' Qui aurait un jour cru qu'à Oued Souf la production de la pomme de terre dépasserait les 360 quintaux à l'hectare ' Qui aurait cru que sur les mêmes terres à El-Ménéa, les agriculteurs produisent du blé puis du maïs '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djilali Harfouche
Source : www.lnr-dz.com