Le Front El Moustaqbal tiendra son premier congrès ordinaire au courant de cette année. C'est ce dont son premier responsable a fait part, hier, dans une allocution lors de la célébration du premier anniversaire du parti.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Bélaïd Abdelaziz considère même ce rendez-vous organique comme une phase importante dans la vie du parti, un rendez-vous au cours duquel il s'agira, affirmera-t-il, de revoir de fond en comble tout, y compris le programme d'action du parti. D'ailleurs, informera-t-il, des esquisses de programmes touchant à divers volets ont été soumises à l'appréciation et à l'enrichissement de spécialistes à même de permettre au front, poursuivra-t-il, d'avoir un avis le plus approprié concernant toutes les questions. Ce congrès ordinaire, le premier, le parti ayant tenu son congrès constitutif il y a tout juste une année, trouverait ses justificatifs dans le besoin pour El Moustaqbal de rentabiliser au mieux l'élan de sympathie engrangé à l'occasion des élections législatives et notamment des locales du 29 novembre dernier. Un second rendez-vous électoral qui a permis au parti de faire élire pas moins de 753 de ses militants comme élus locaux (APC et APW) avec 32 d'entre eux dirigeant autant de communes à travers le pays. Un score appréciable dont s'enorgueillit Bélaïd Abdelaziz. Ceci au moment où celui du 10 mai dernier avec la maigre moisson de deux sièges à l'APN est resté en travers de sa gorge puisque ces élections ont, de son avis, été à l'opposé de ce qui était attendu, soit la concrétisation des réformes politiques et des changements radicaux. Ceci, dira-t-il, de par les dépassements et autres irrégularités graves et l'atteinte au plus élémentaire des droits du citoyen, celui de choisir librement et démocratiquement ses représentants. Et le front ne reste pas au seul stade de la critique de l'ordre établi puisque son premier responsable préconise, et ce entre autres de ses propositions au projet de refonte de la Constitution, la mise sur pied d'une entité nationale élue et indépendante dotée de toutes les prérogatives, avec comme mission de superviser, d'organiser et de surveiller les élections, toutes les élections, des locales à la présidentielle. Evoquant la situation du pays, le président du Front El Moustaqbal considère les attaques terroristes d'In Aménas et de Khenchela comme étant «la conséquence dangereuse des conflits politiques et militaires au Sahel en ce que la région constitue un enjeu d'intérêts et de positions, devenues de ce fait, un foyer pour les extrémistes et les djihadistes qui se sont emparés de quantités énormes d'armes qui augurent d'un incendie dont ne sortirait indemne aucun pays». Aussi Bélaïd considère les conflits qui rythment le quotidien de certains partis comme des guerres de positionnement en vue des élections présidentielles de l'année prochaine. Et à ce titre, poursuivra-t-il, «ces guéguerres ne concernent en aucun cas le Front el Moustaqbal dont les priorités sont la structuration des rangs, les préparatifs du congrès et la surveillance de l'action de ses élus locaux».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com