Khenchela - A la une

Habitation précaire à Khenchela Les habitants des bidonvilles ne décolèrent pas !



Habitation précaire à Khenchela                                    Les habitants des bidonvilles ne décolèrent pas !
La transparence et le respect de la réglementation sont désormais supplantés par le favoritisme et le clientélisme.
Les instructions émises par le président de la République quant à l'attribution des programmes achevés avant la fin de l'année en cours ont mis tout le monde en effervescence. Les autorités locales, qui ont par le passé brillé par leur gestion catastrophique de ce dossier, se sont engagées dans une course contre la montre pour accomplir la mission.
Toutes les opérations d'attribution ont été marquées par des protestations et des sit-in contre des listes qui comptent de nombreux indus bénéficiaires. En effet, d'inextricables problèmes liés à la crise du logement émergent depuis quelques semaines du lot des préoccupations majeures des habitants de Khenchela.
Les sit-in, les regroupements devant les sièges de la wilaya et de la daïra sont devenus quotidiens, notamment depuis le début de l'opération de l'éradication des habitations précaires. La transparence et le respect de la réglementation sont désormais supplantés par le favoritisme et le clientélisme. Il y a moins d'une semaine, des centaines d'habitants de la cité Boudjelbana, ont tenté d'investir le siège de la daïra pour dénoncer 'le non-respect des procédures de livraison de la part des responsables locaux".
Certains d'entre eux nous ont confié que la liste des bénéficiaires, qui est réservée uniquement aux habitants des bidonvilles, comporte des noms douteux.
'C'est le chef de daïra qui a fait la liste et on n'a pas compris pourquoi il n'a pas associé nos représentants. Par la suite, on vient d'apprendre que la liste comporte des personnes étrangères au quartier tels que le fils d'un responsable local et le frère de son adjoint", s'indigne un habitant de la cité Marito. Aujourd'hui, les commissions d'attribution se disent dépassées par l'ampleur du phénomène dû à l'augmentation du nombre de demandes formulées par les mal-logés. Les protestataires qui manifestent presque chaque jour leur mécontentement sont restés près de 4 heures devant la daïra, assis ou debout, discutant calmement sans cris ni heurts, attendant que les autorités locales les reçoivent.
Les policiers en faction observaient et surveillaient sans intervenir, postés un peu partout, particulièrement près de l'entrée du siège. À notre arrivée sur les lieux, nous avons été très vite assaillis par les habitants qui voulaient parler de leur situation. 'Ecrivez ce que vous avez vu, nous manifestons dans le calme, il n'y a aucun dépassement. C'est un cri de détresse que nous lançons ici à travers votre journal, nous voulons seulement être entendus", nous dit un vieux.
M. Z.
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