
La vache algérienne est de très bonne qualité mais elle ne donne pas beaucoup de lait car elle est mal entretenue. C'est le constat dressé, hier, par des experts autrichiens qui ont organisé un point de presse suite à une visite de deux jours à Khenchela. La raison de ce déficit ' « Nous avons constaté que les vaches n'étaient pas suffisamment nourries et abreuvées. De plus, elles ne prennent pas suffisamment d'air, ne se déplacent pas beaucoup et ne consomment pas suffisamment d'herbe frais », font-ils observer. Bref, la vache algérienne n'évolue pas dans de bonnes conditions environnementales. « Quand la vache a trop chaud, ne voit pas de la nourriture et de l'eau devant elle, elle stresse et cela se répercute sur la production du lait. C'est le cas de la vache algérienne », concluent-ils. D'où la nécessité, estiment-ils, de créer des écoles de formation agricole au profit des futurs éleveurs et agriculteurs dès leur jeune âge, comme c'est le cas actuellement en Autriche. M. Bouafya, un fermier de Bordj Bou-Arreridj, se montre très intéressé par cette proposition et compte suggérer à ces experts autrichiens d'être ses partenaires pour la création d'une école privée de formation agricole. « Nous avons des lacunes qu'il faut combler si nous voulons améliorer notre production laitière. A quoi cela sert-il d'acheter 300 vaches sans savoir les entretenir ' Nous avons besoin de formation dans ce domaine », assure-t-il. Dans le même contexte, M. Madani, Directeur de la formation, de recherche et de vulgarisation au ministère de l'Agriculture, fait savoir qu'un projet d'une école nationale et de 22 écoles régionales agricoles est en cours d'étude. « Ces écoles seront effectives à l'horizons 2015. Pour le moment, nous n'avons que dix écoles régionales agricoles sur le territoire national. La formation ne couvre pas donc toutes les régions du pays, surtout le Sud », indique-t-il. Pour sa part, Mohamed El Hadj Bouhadjar, président de la Chambre nationale d'agriculture, estime que l'élevage algérien souffre « d'insuffisances » et non de « lacunes ». « Notre conduite d'élevage diffère de celle des Autrichiens. Pour ce qui est de la formation, nous avons des centres qui prodiguent des formations agricoles », affirme-t-il. Seulement, confie M. Madani, la formation qu'offrent ces centres n'est pas très développée.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farida Belkhiri
Source : www.horizons-dz.com