
Malgré la très grave crise financière que traverse le pays et les appels répétés du gouvernement Sellal à rationaliser les dépenses et à éviter la gabegie et toutes formes de gaspillage, certaines institutions publiques locales dans la wilaya de Khenchela continuent de dépenser à tout-va comme si le pays continuait de disposer de recettes financières énormes ou à croire que l'Algérie puise son argent des fins fonds des mers.Hier, 31 associations locales et même nationales domiciliées à Khenchela, à leur tête l'association La ligne de Novembre 1954, ont demandé l'ouverture d'une enquête de toute urgence sur les destructions programmées à l'actif d'une des entreprises privées du centre-ville de Khenchela, au niveau du mur d'enceinte du collège Chahid Chami Mohamed, à proximité de haï Saâda sans susciter la moindre réaction de la part des gestionnaires concernés et des élus locaux.Ces destructions consistent à enlever de ce mur d'enceinte sur plus de 150 mètres, depuis une dizaine de jours, de la pierre taillée qui venait d'être installée, il y a à peine quelques mois et qui est très coûteuse, pour la remplacer par une pierre industrielle, de très mauvaise qualité. Plus grave encore, ces nouveaux travaux sont très mal faits !Les 31 associations, dans un communiqué dont El Watan détient une copie, ont fait part de leur stupéfaction face au silence des autorités locales, notamment les élus, devant pareil «crime» dans l'utilisation irrationnelle et dispendieuse des deniers publics. Elles exigent une enquête sur ce nouveau scandale afin de situer les responsabilités de l'administration qui pilote cette «opération de gaspillage autorisée» et que les gestionnaires concernés rendent des comptes, afin que ne se reproduise plus ce qui s'apparente à un «crime économique», comme formulé dans le communiqué.Ce collectif d'associations soulève, par la même occasion, le problème des travaux réguliers, presque mensuels, de réfection des rues et des trottoirs de la ville de Khenchela, du fait de la très mauvaise qualité des travaux entrepris, et très souvent à la va-vite, sans suivi réel par les administrations habilitées et sans contrôle effectif. Par ailleurs, les auteurs du communiqué expriment leur étonnement suite au remplacement des poteaux, de très bonne qualité, de l'éclairage public, encore fonctionnels, par de nouveaux poteaux, de surcroît de mauvaise qualité.Les animateurs de ce collectif d'associations s'interrogent à juste titre : «A qui profite ce gaspillage de l'argent public et est-ce avec cette politique que l'on peut construire le pays '» Les résidants de haï Saâda, eux aussi, ont contacté El Watan pour faire part «de leur colère et de leur étonnement face à ces pratiques qui doivent cesser parce que l'Algérie n'est plus en mesure de supporter ce gaspillage et cette corruption».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Taïbi
Source : www.elwatan.com