C'est à partir des monts des Aurès et plus précisément du village de Yabous, daïra de Bouhmama (Khenchela), qu'une jeune mère a lancé un cri de détresse, interpellant le ministre de la Santé pour intervenir afin de lui sauver la vie.
La jeune femme nous a expliqué qu'elle est atteinte d'une embolie pulmonaire et qu'elle devrait subir une opération chirurgicale à l'étranger. Malheureusement, son dossier n'a pas être homologué par la commission nationale, jugeant que les chances de réussite sont minimes, a-t-elle ajouté. «Mes jours sont comptés, je m'éteins à petit feu et mon seul espoir dépend d'une opération chirurgicale qui en raison de sa complexité ne peut être effectué qu'à l'étranger», a indiqué la jeune femme. Cette dernière a ajouté qu'elle n'a pas arrêté de faire des aller et retour entre la wilaya de Khenchela et celle d'Alger, en vain. La malade nous a expliqué qu'elle a été traitée et suivie durant 5 ans au niveau de l'hôpital Mustapha-Pacha. Elle n'a pas manqué de nous signaler que les professeurs Chaouchi et Bougherbal (hôpitaux d'Alger) n'ont ménagé aucun effort pour alléger ses souffrances mais son cas est compliqué, nécessitant une intervention chirurgicale à l'étranger. Le cas de cette jeune femme n'a pas laissé indifférent les habitants du village de Yabous, daïra de Bouhmama et également plusieurs citoyens du chef-lieu de wilaya de Khenchela qui se sont solidarisés avec la jeune femme. Selon un notable de la ville, le refus par la commission de la prise en charge de la patiente a suscité le mécontentement de la population qui s'interroge sur le pourquoi de la chose et parle de «hogra». «La décision de ladite commission est non seulement un abus mais aussi de la non-assistance à personne en danger», a indiqué notre interlocuteur. «Est-ce que c'est logique de laisser agoniser une mère et dire que les chances de l'opération sont minimes '», a-t-il ajouté. «Même si cette jeune dame avait une chance sur mille de voir son opération réussir, il faudrait la saisir pour tenter de lui sauver la vie», nous a déclaré M. Ahmed. En somme, c'est en pleurs que Mme F. Dj, 38 ans, nous a quittés, espérant que son cri poussé des montagnes des Aurès arrive à Alger et plus précisément ministère de la Santé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Rédha
Source : www.lnr-dz.com